Autre rapport avec sou frère Biaise
3. Fort ^Taisemblablement la trop fameuse M"** Saintot de Voiture, car son mari était de finances, comme Etienne Pascal, et un de ses frères, Dalibray, était familier dans la maison ; voyez plus bas, chap. m. Les Saintot entrèrent aussi de bonne heure dans la maison du roi, comme aide et maître des cérémonies, et ils jouissaient d'une assez grande considération. L'un d'eux devint plus tard introducteur des ambassadeurs.
ma sœur pendant son absence. Ces trois petites filles, se trouvant ensemble , ne voulurent pas demeurer mutiles; et elles s'avisèrent de faire une comédie, dont elles composèrent le sujet et tous les vers sans que personne leur aidât en rien ; cependant c'étoit une pièce suivie, de cinq actes divisés par scènes, et où tout étoit observé. Elles la jouèrent elles-mêmes deux fois avec d'autres acteurs qu'elles prirent, et ii\ eut grande compagnie. Tout le monde admira que ces enfants eussent eu la force de faire un ouvrage entier, et on y trouva quantité de jolies choses; de sorte que ce fut l'entretien de tout Paris durant bien longtemps.
« Ma sœur continua toujours à faire des vers sur tout ce qui lui venoit dans l'esprit, et sur tous les événements extraordinaires. Au commencement de l'année 1638, comme on fut assuré de la grossesse de la Reine, ce lui fut une belle matière ; elle ne manqua pas d'en faire, et ceux-là furent les meilleurs qu'elle eût faits jusqu'alors K Nous étions en ces tems-là logés assez près de M. et de M'°^ de Morangis-, qui prenoient tant de plaisir aux gentillesses de cet enfant qu'il ne se passoit guère de jour qu'elle ne fût chez eux. M'"'' de ]\Iorangis fut ravie de voir qu'elle avoit fait des vers sur la grossesse de la Reine, et dit qu'elle vouloit la mener à Saint-Germain pour la lui présenter. Elle l'y mena en effet, et comme elles y furent arrivées, la Reine se trouvant alors occupée dans son