‹ Histoire de FranceChapitre 123 sur 158 · Le 0 août · texte numérisé non relu

Le 0 août

fait précéder son adhésion ^ Malgré tout cela, la douleur de ces deux nobles femmes fut si grande qu'elles en tombèrent malades. La mère prieure en réchappa à grand'peine. La mère sous-prieure succomba; et suivant les pressentiments qu'elle avait exprimés dans sa lettre, après avoir langui trois mois, elle expira à Port-Royal-des-Champs, le 4 octobre 1661. Elle était âgée de trente-six ans ^.

jjme périer, dans la vie de son frère , nous apprend comment Pascal reçut la nouvelle de cette mort. « C'étoit assurément, dit-elle, la personne qu'il aimoit le plus. » Et pourtant, « lorsqu'il reçut cette nouvelle, il ne dit rien, sinon : Dieu nous fasse la grâce d'aussi bien mourir! Et il s'est toujours depuis tenu dans une soumission admirable aux ordres de la providence de Dieu, sans faire jamais réflexion que sur les grandes grâces que Dieu avoit faites à ma sœur pendant sa vie, et les circonstances du temps de sa mort, ce qui lui faisoit dire sans cesse : Bienheureux ceux qui meurent, pourvu qu'ils meurent au Seigneur. Lorsqu'il me voyoit dans de continuelles afflictions pour cette perte que je ressentois si fort, il se fâchoit et me disoit que cela n'étoit pas bien. »

Dès le lendemain de la mort de la sœur Sainte- Euphémie, M. Singlin, de la retraite où il était, écrivit à Port-Royal la lettre suivante^ ;

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