‹ Histoire de FranceChapitre 149 sur 158 · Voyez plus bas, p · texte numérisé non relu

Voyez plus bas, p

2. Perrière : « Son père l'avait marié, le 8 juillet 1648, avec la fille du sienr Blondel, avocat au présidial de Clermont. Il en eut treize enfants. Huit moururent très-jeunes, et les cinq autres, qui restèrent, étaient trois filles et deux garçons. Jean Domat, chanoine de la cathédrale de Clermont, et Gilbert Domat, conseiller à la cour des aides de la même vUle. »

3. Voyez sur ces Grands Jours les Mémoires si piquants de Fléchier, retrouvés et publiés par M. Gonod.

Talon , une étroite liaison qui a duré jusqu'à la mort. Ces messieurs, après avoir reconnu sa capacité et son intégrité, lui confièrent le soin de plusieurs affaires importantes, et en particulier la recherche de la noblesse qui abusoit de son autorité ^. ^'i les menaces de plusieurs gentilshommes qui avoient juré sa perte, ni quelques coups de fusil tirés sur lui, ne furent point capables de l'intimider dans les fonctions de sa charge.

M Au commencement de l'année 1662 , les jésuites employèrent bien des artifices et des fourberies pour s'emparer du collège de Glermont. MM. les chanoines de l'église cathédrale écrivirent à M. Domat, qui étoit à Paris , et lui envoyèrent une procuration, en le priant de s'opposer en leur nom à cet établissement, qui ne peut, disoient-ils, produire d'autre effet que V interruption de cette quiétude que nos pères nous ont conservée depuis tant d'années. M. Domat fît de son mieux pour rendre service en cette occasion à sa patrie, mais sans succès, le père Annat, confesseur du roi, ayant sçu tromper ce prince par ses impostures ^.

« Quelques années après , un ecclésiastique , M. Légerat, de la communauté de Saint- Joseph , établie à Lyon , qui est mort leur supérieur général , après avoir prêché deux années consécutives deux avents et deux carêmes dans la cathédrale de Glermont avec un concours, un applaudissement et un succès extraordinaires, fit un bon et beau discours sur l'amour de Dieu. Les jésuites, ennemis jurés de ce grand précepte, engagèrent M. Tévêque (M. Barbouze) à interdire ce prédicateur, qui se disposoit à prêcher l'avent et le carême suivant à Riom. M. Domat, ne pouvant faire autre chose pour réparer l'injure faite à la religion et au premier précepte par l'interdit de cet excellent prédicateur des vérités de l'Évangile , ramassa plusieurs attestations de gens d'honneur qui rendoient témoignage qu'il n'avoit rien dit

1. Terrasson dit que les présidents de Novion, Lepelletier et Talon lui conjSèrent le soin de plusieurs affaires importantes, sans désigner la nature de ces affaires. Les détails donnés dans cette partie du mémoire sont entièrement

ouveaux.

Page 1