‹ Histoire de FranceChapitre 150 sur 158 · Voyez plus bas, p · texte numérisé non relu

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que de conforme à la doctrine de TÉglise, et les lui remit entre les mains.

« Vers le même temps, M. Domat fit un voyage à Aleth pour consulter le grand évêque (M. Pavillon) qui en remplissait le siège. Sa famille et plusieurs de ses amis le pressoient de se défaire de sa charge d'avocat du roi, afin qu'ayant plus de temps à travailler dans son cabinet, les émoluments qui lui en reviendroient le missent en état de fournir aux besoins de sa famille, car il n'étoit pas riche. M. d' Aleth, connoissant la manière dont il remplissoit les fonctions de sa charge, fut d'avis qu'il ne s'en défît pas ^.

« Le désintéressement de M. Domat ne pouvoit être plus grand; il aimoit tendrement sa famille, qui étoit assez nombreuse, il en sentoit les besoins, et néanmoins ses amis ne pouvoient lui persuader de diminuer les gratis dans les affaires où il étoit employé; il refusa même constamment le don d'un bien considérable qu'un ami le pressa longtemps d'accepter, et lorsqu'on lui représentoit qu'il laisseroit ses enfants sans bien : Si c'est la volonté de Dieu, disoit-il, je ne dois pas m'y opposer-.

(t L'estime générale qu'il s'étoit acquise par son savoir» par son intégrité et par sa droiture, le rendoit l'arbitre de toutes les grandes affaires de la province.

(( Il avoit un grand amour pour les pauvres ^ et les soulageoit selon son pouvoir, et prenoit un soin particulier des affaires des hôpitaux^. Mais, s'appliquant ainsi à rendre service au prochain, il ne négligeoit en rien les devoirs de sa charge; il étoit laborieux et n'étoit jamais détourné par aucun amusement. Si on le pressoit de prendre quelque repos : Travaillons, disoit-il, nous nous reposerons dans le Paradis^.

(( Ayant partagé, dans les premières années de son éta-

1. Ilist. de Port-Royal, t. IV, p. 46ï 2 Suppl. au JS'écrologe, p. 461.

3. Suppl. au iSécrologe, p. 461 ; Histoire de Port-Royal, t. IV, p. 465.

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