‹ Histoire de FranceChapitre 151 sur 158 · Additions de Perrière, p · texte numérisé non relu

Additions de Perrière, p

5. Suppl. au yécrologe et Ilist. de Port-Royal. C'est le mot qu'adressa aussi, dit-oa, Arnauld à Nicole.

DUMAT. 433

blissement, la succession d'un oncle chanoine, il remit aux pauvres, dans la suite, avec une scrupuleuse exactitude, tout ce qu'il put soupçonner y avoir de bien ecclésiastique dans cette succession*.

« Dieu avoit donné à M. Domat de grands sentiments de religion; il s'affligeoit sur tous les maux de l'Église, il gémissoit coniinuellement du déluge d'erreurs qui, par la négligence ou la faiblesse des pasteurs, ternissoient la pureté de la foi, renversoient la règle sainte des mœurs, et faisoient mépriser celle de la discipline, a N'aurai-je jamais, disoit- « il, la consolation de voir un pape chrétien sur la chaire « de saint Pierre-? » Il n'estimoit que les prédicateurs o' . annonçoient les vérités de l'Évangile avec une simpl-'\:é digne de la parole de Dieu.

« Il ne permit point k M. son fils, l'ecclésiastique, de prendre des grades en Sorbonne, parce qu'il étoit fort opposé aux signatures que l'on y exige. Quoiqu'il lui eût été très facile d'obtenir un bénéfice pour ce fils, et que les affaires de sa famille dussent, selon l'usage du monde, le porter à faire quelque démarche pour cela, il ne voulut ni en faire ni consentir qu'on en fît^ Les jésuites, dans la province, le regardoient comme leur grand ennemi^; il rétoit en effet, non de leurs personnes, mais de leurs mauvaises doctrines, de leur morale corrompue et de leurs pratiques dangereuses; aussi ne voulut-il jamais leur confier l'éducation de ses enfants.

« La confusion que M. Domat remarqua dans les lois le détermina à en faire une étude singulière, et à s'appliquer en même temps à un travail qui ne devoit être que pour son usage particulier et pour ses enfants qui voudroient prendre le parti de la robe ; mais, l'ayant fait voir à quelques-uns de ses amis, ils le trouvèrent si beau, et jugèrent

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