L'édit. : rccevoit les applaudissements avec une
sion: de la marier ; mais Dieu permit qu'il y eût toujours quelque raison qui en empêchât la conclusion. Elle ne témoigna jamais dans ces rencontres ni attache ni aversion, étant fort soumise à la volonté de mon père, sans qu'elle eût jamais eu aucune pensée pour la religion^, au contraire en ayant un grand éloignement et même du mépris, parce qu'elle croyoit qu'on ypratiquoit des choses qui n'étoient pas capables de satisfaire un esprit raisonnable.
« Au mois de janvier 1646, mon père s'étant démis une cuisse en tombant sur la glace, il ne put prendre confiance en cet accident qu'en MM. de La Bouteillerie et Deslandes , gentilshommes du pays ^ , qui eurent la bonté de demeurer chez lui trois mois de suite, pour être présents et pour remédier à tous les accidents qui arrivoient à toute heure. Toute la maison profita du séjour de ces messieurs. Leurs discours édifiants et leur bonne vie que l'on connoissoit donnèrent envie à mon père, à mon frère et à ma sœur, de voir les livres qu'on jugeoit qui ^ leur avoient servi pour parvenir à cet état. Ce fut donc alors qu'ils commencèrent tous à prendre connoissance des ouvrages de M. Jansénius, de M. de Saint-Cyran, de M. Arnauld et des autres écrits dont ils furent très-édifiés.
« Sur la fin de Tannée 1646, M. de Belley* faisant
i. La religion veut dire ici Tétat religieux.
2. Sur ces deux gentilshommes normands, voyez le Supplément au Kécrologe de Port-Royal, p. 592.