‹ Histoire de FranceChapitre 19 sur 158 · L'édit. : qu'on jugeoit leur avoir servi · texte numérisé non relu

L'édit. : qu'on jugeoit leur avoir servi

4. Sur M. de Belley, voyez nos Études sur Pascal, Appendice^ n° 3» p. 371.

ses ordres à Rouen, ma sœur, qui n'avoit pas encore été confirmée, voulut recevoir ce sacrement. Elle s'y prépara selon ce qu'elle en apprenoit dans les petits traités de M. de Saint-Cyran. L'on peut croire qu'elle y reçut véritablement le Saint-Esprit, car depuis cette heure-là elle fut toute changée. Toutes les lectures et tous les discours firent une si forte impression dans son cœur, que peu à peu elle se trouva à la fin de l'année 1647 dans une résolution parfaite de renoncer au monde : et comme elle se rencontra lors à Paris, y étant allée accompagner mon frère qui avoit besoin d'y être pour ses indispositions, ils alloient souvent entendre M. Singlin* ; et voyant qu'il parloit de la vie chrétienne d'une manière qui remplissoit tout à fait ridée qu'elle en avoit conçue depuis que Dieu l'avoit touchée, et considérant que c'étoit lui qui conduisoit la maison de Port-Royal, elle crut dès lors, comme elle me l'a dit en propres termes, qu'on pouvoit être là-dedans religieuse raisonnablement. Elle communiqua cette pensée à mon frère qui, bien loin de l'en détourner, l'y confirma, car il étoit dans les mêmes sentiments. Cette approbation la fortifia de telle sorte que depuis cetems-là elle n'a jamais hésité un instant dans le dessein de se consacrer à Dieu. Mon frère, qui l'aimoit avec une tendresse toute particulière, étoit ravi de la voir dans cette sainte résolution, de sorte qu'il ne pensoit à autre chose qu'à la servir pour faire réussir ce dessein ; et comme ils n'avoient ni l'un ni l'autre

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