‹ Histoire de FranceChapitre 20 sur 158 · Antoine Singlin, confesseu? de Port4\oyal · texte numérisé non relu

Antoine Singlin, confesseu? de Port4\oyal

îuciine habitude à P. R., il s-'avisa de^ M. Guillebert, qui étoit uue connoissance commuue. Il le fut voir, il y mena ma sœur, et M. Guillebert l'ayant entretenue en fut si satisfait qu'il la mena lui-même à la mère Angélique qui la reçut aussi avec beaucoup de satisfaction et d'agrément. Depuis cela-, ma sœur y alloit le plus souvent qu'elle pouvoit, étant fort éloignée. Les mères lui dirent qu'il falloit s'adresser à M. Singlin et se mettre sous sa conduite, afin qu'il put juger si l'état de religieuse lui convenoit. Elle ne manqua pas de faire ce qu'on lui ordonnoit. Dès la première fois que M. Singlin la vit, il dit à mon frère qu'il n'avoit jamais vu en personne de si grandes marques de vocation. Ce témoignage consola beaucoup mon frère, et robligea de redoubler ses soins pour le succès d'un dessein qu'on avoit tout sujet de croire qui venoit^ de Dieu.

(( Toutes ces choses se passoient dans les premiei-s mois de l'année 1648, mon frère et ma sœur étant à Paris et mon père à Rouen. Au mois de mai de cette année, mon père étant venu à Paris, M. Singlin trouva à propos qu'on lui déclarât le dessein de ma sœur, parce qu'elle étoit entièrement résolue. Mon frère se chargea de cette commission S parce qu'il n'y avoit

1. L'édit. : s'avisa de parler à M. G. — Jean Guillebert, né à Caeo, ancien curé de Rouville, dans le diocèse de Rouen, docteur en Sor- J3onne. Voyez son article dans le Supplément au Xécrologe de Port' Royal, p. 591.

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