L'édit. : Pour cet effet
que, quand elle fut entrée au couvent, elle n'eut pas la moindre peine pour l'habit.
(i Yoilà comment elle passa 17 mois qu'elle demeura dans notre maison de Clermont. Au bout de ce temslà , mon père s'en étant retourné à Paris , voulut que ma sœur y allât aussi; ce retour fut au mois de novembre IGoO. Elle étoit logée assez commodément^ ayant en son particulier une chambre et un cabinet; mon père lui donnoit aussi toute la liberté qu'elle pouvoit souhaiter pour ses exercices de piété, de sorte qu'elle les pratiquoit exactement. Mais elle étoit toujours gênée pour sa communication avec Port-Royal, qu'elle ne pouvoit voir qu'en secret. Cela ne l'empêchoit pas pourtant d'y aller quelquefois , et d'en avoir souvent des nouvelles, de sorte- qu'on lui envoyoit régulièrement ses billets tous les mois, et ceux des mystères dans le tems qu'on les tire. La mère Agnès lui envoya à la fête de l'Ascension, l'année 1651, son billet qui étoit le mystère de la mort de Xotre-Seigneur. Elle médita ce mystère avec tant de soin, que Dieu lui donna des pensées admii^ables sur ce sujet, qu'elle mit par écrit-. Je les eus par M. de Rebours ^ qui me les donna , mais avec tant de secret que ma sœui n'a jamais sçu que je les eusse seulement vues. Je ne sçaurois rien dire de particulier des actions de cette année, parce que je n'étois pas à Paris , mais j'ai sçu