Voyez plus bas, chap. III
3. Antoine de Rebours, un des confesseurs de Port-Royal. Voyez sou article dans le Xécrologe^ p. 333.
par mon frère que c'étoit la même sorte de vie ' que lorsqu'elle étoit à Clermont.
(( Au mois de septembre de cette année 1651, mon père étant tombé malade de la maladie dont il mourut, elle s'appliqua à lui rendre service avec tout le soin imaginable, Jour et nuit. On peut dire qu'elle ne faisoit autre chose : car lorsqu'elle voyoit qu'elle n'étoit pas si nécessaire auprès de lui, elle se retiroit dans son cabinet où elle étoit prosternée en larmes, en priant sans cesse pour lui , comme elle me l'a dit elle-même. Enfin, nonobstant tout cela. Dieu en disposa à sa volonté, et mon père mourut le 24 septembre. On nous le fit savoir à l'heure même ; mais comme j'étois en couches, nous ne pûmes être à Paris qu'à la fin de novembre. Dans cet intervalle, mon frère, qui étoit sensiblement affligé, et qui recevoit beaucoup de consolation de ma sœur, s'imagina que sa charité la porteroit à demeurer avec lui au moins un an , pour lui aider à se résoudrez 11 lui en parla, mais d'une manière qui faisoit tellement voir qu'il s'en tenoit assuré, qu'elle n'osa le contredire de crainte de redoubler sa douleur, de sorte que cela l'obligea de dissimuler jusques à notre arrivée. M&cs elle me dit que son intention étoit d'entrer en religion, aussitôt que nos partages seroient faits, mais qu'elle épargneroit mon frère, en lui faisant accroire qu'elle y alloit faire seulement une retraite. Elle disposa toutes choses pour
1. L'édit : qu'elle s'ij est conduite de même que lorsqu'elle étoit à Clermont.