Sur ces rebuffades, voyez plus haut, chap. F"", p
veau monde pai^ Tesprit, comme il avoit fait dans le terrestre par la chair.
« Nous te prions qu'il n'y ait point de jour où tu ne le repasses en ta mémoire, et de reconnoitre souvent la conduite dont Dieu s'est sen i en cette i encontre, où il ne nous a pas seulement fait frères les uns des autres, mais encore enfants d'un même père; car m sais que mon père nous a tous prévenus et comme conçus dans le dessein ^ C'est en quoi nous devons admirer que Dieu nous ait donné et la figure et la réalité de cette alliance. Car, comme nous avons souvent dit entre nous, les choses corporelles ne sont qu'une image des spirituelles, et Dieu a représenté les choses invisibles dans les visibles. Cette pensée est si générale et si utile, qu'on ne doit point laisser passer un espace notable de temps sans y songer avec attention. Nous avons discouru assez particulièrement du rapport de ces deux sortes de choses; c'est pourquoi nous n'en parlerons pas ici, car cela est trop long - pour l'écrire, et trop beau pour ne t'étre pas resté dans la mémoire; et, qui plus est, nécessaire absolument sui- ^ vaut mon avis ; car, comme nos péchés nous tiennent enveloppés parmi les choses corporelles et terrestres, et qu'elles ne sont pas seulement la peine de nos péchés, mais encore l'occasion d'en faire de nouveaux et la cause des premiers, il faut que nous nous servions du lieu même où nous sommes tombés pour nous relever de notre chute. C'est pourquoi nous