L'édit. omet en mot
elle ne l'étoit pas déjà ; afin que pratiquant tout ce qui lui est contraire, je forme, moyennant la grâce (le Dieu, une habitude qui, passant en naturel ^ soit sa mort véritable à mon égard, et soit comme la plaie du cœur de mon Sauveur, après laquelle il ne pouvoit plus vivre naturellement, afin que par cette plaie sortent tous les restes de la foiblesse et de la force humaine, qui ne servent qu'à me rendre incapable du bien et capable du mal, lequel résidoit dans ce cœur, et qui , par un prodige funeste, reste encore en nous après être mort au monde. Et il faut sans cesse rouvrir cette plaie afin qu'elle ne se referme jamais tout à fait.
XXYIII
Te vois Jésus mort en trois lieux différents : à h croix à la vue de tout le monde, descendu de la croix au milieu de ses amis, et dans le tombeau dans un^ entière solitude, et en ces trois lieux il est égalemerâ mort.
Cela m'apprend qu'en quelque état que je me puisse trouver, de conversation ou de solitude, je dois toujours être morte au monde, aussi bien en l'un comme en l'autre.
Lorsque Jésus est sur la croix environné du peuple ^ je lui vois les moins pleines de clous qui l'y atta-