‹ Histoire de FranceChapitre 86 sur 158 · A. «( comme · texte numérisé non relu

A. «( comme

la première. Vous savez que cela paroît clairement dans toute la conduite de nos mères ; mais je puis dire avec vérité que je ne l'ai jamais mieux remarqué qu'en cette rencontre. Je ne sais si cela vient de ce que je ne les ai vues en affaire que cette seule fois, ou de ce que nous sommes toujours plus affectés de ce qui nous touche. 11 me semble, ma chère mère, que j'ai le bien d'être assez connue de vous pour que vous puissiez vous figurer combien, au milieu de toute ma douleur, je sentois de joie de me voir confirmée avec tant de certitude dans ces sentiments que j'avois du désintéressement de la maison et de la pureté de sa conduite. XéannoinsS j'avoietant d'orgueil (car je n'ose plus l'appeler amour de la justice), que je ne pouvois en tout me résoudre à laisser les choses comme notre mère vouloit; de sorte que je la suppliai de considérer qu'en différant ma profession de quatre ans, je pourrois espérer d'être maîtresse de mes affaires et ajouter même au principal de mon bien l'épargne d'une pension considérable que mes parents me dévoient faire en considération de quelque gratification 2 que je leur avois faite, et dont la rigueur qu'ils tenoient à mon égard sembloit me dispenser bien légitimement de les quitter à l'avenir, comme j'avois fait jusqu'alors. Je lui dis encore que cela étant ainsi, quelque grand que fût le désir que j'avois d'être bientôt professe (et^ il

1. A. « Et néanmoins ie ne pouvois du tout me résoudre à laisser la chose c... »

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