CHAPITRE XVIll LE CONSULAT a
Bonaparte organisa nii nouveau gouvernement : le Consulat. Trois consîds devaient exercer le pouvoir, mais Bonaparte, nommé Premier Consul, concentra en lui toute l'autorité. En quelques mois l'administration fut réorganisée, les finances, l'ar- 5 niée, tout fut remis m ordre sotis rimpulsion vigoureuse de Bonaparte, qui s'entendait à tout, aux lois comme à la politique, aux chiffres comme aux
batailles. ^
La seconde campagne d'Italie. — Le Premier lo Consul ne perd point de temps pour relever au dehors la France, menacée de perdre toutes ses conquêtes. Les Autrichiens, en Italie, pressaient dans Gênes l'intrépide Masséna qui soutenait une lutte héroïque. La famine désolait la ville. Mas- 15 séna régla tellement les rations, recourut à tant d'expédients, qu'on vécut là où d'autres seraient morts. « Il nous fera manger jusqu'à nos bottes,» disaient les soldats. Bonaparte se porte à son secours., et pour surprendre l'ennemi, tente de franchir les 20 Alpes sur un point imprévu. Il choisit la route, à peine praticable, du Grand Saint-Bernard (entre la Suisse et l'Italie). Les troupes commencèrent à monter dans la nuit du 14 au 15 mai (1800). Les