HI8T0IBB DS F&ARCE. S
ques^unes deses-plaoes, jusqu'à Bruges, et assiégea Gaud.
PendaBi ce temps ,. sa flotte de transport longeait les*n«
yages, et une partie s'était abritée dans le port daDairjneis.
Crétoit dësce temps le premier port de FEurope; par.là
affluaîMitGQ Flandres les trésors du monde *. Le comterde
Flandres averlitla flotte anglaise, qui vint tomber sur les
nanres épars du. roi deFrance, en prit trois Qentâ,'enîeta
cent sur le rivage et les y brûla, at.tintie reste.bloqué dans
le port. Leroi accourut de Gand. Le&aoldats anglaisétaient
descendus à teorre pour acbever Fincendie de la flotte ; le
roi les surprit et en tua deux mille :. le reste s-enfuit à ses
vaisseaux^ mais les navires du roi restèrent bloqués, el
rexpédition d'Angleterre devenait impossible. Le roi se
vengea-sur le. comte de Flandres par des prises de villes »
et le siège de la guerre parut dès ee moment s'agrandir
vers r Allemagne.
Le roi d^Anj^eterre parut cependant peu après en personne sur les terres .dePrance. U débarqua à la RocfaeUo, et débuta par des succès. Pbilippe-Auguste envoya pour le combattraaonfilsLoois avec Henri Clément, queGuil* laumc le Breton désigne par le titre de maréchal de^Franee. Jean fat battu et chassé de tous les lieux quil avait pris ; mais la guerre en .même temps éclatait vers rAllemagne^ par une ligne effroyable entre Temperefur, le comte de Flandres, «le duc de Lorradoe , tous les .Pays-Bas; ligue sooleime par un envoi de secours puissants :partis d-An* gleterre,' et conduits par Guillaume, comte de Salisburj, fif^èfFo naturel iduToi. Jean. Cent cinquante miUe hommes anoHbçaîent la France. Philippe- Auguste leur en opposa daipiantemille. La guerres'était agrandie ; ce n'étaient plue des luttes :de vassalités rivales , c'était un vaste eflort de. nirtionalité. La France vit pourtant des infidélités, pro* dnites. encore par le mélange capricieux des commandemeata dans eette constitution confuse de poavoirs.'La»pki$ éciiisnte était celle de Renaud , comte de Boulogne ,^ui venait de se livrer par un honmiage au roi d'Angleterre ,
■ Jlist. de F/flnffrw, par Warnkœnîg. Tom. îl.
SOS niSTOlEB BB FBÀNCB.
et avait juré de ne faire jamais ni paix ni irhre avec le roi de France. (Tétait un seigneur téméraire et livré aux dé*, baocbes. Ses crimes Favaientfait excommunier. Une situalion perplexe ot bizarre fut celle 4e Henri, duc de Bra* bant. Sa fille Marie avait épousé Fempereur Othon ; et lui-même venait d*épouser Marie, fille de Philippe-Auguste. Gendre deFun, beau-père de l'autre, il fut enveloppé dans la ligue par le voisinage menaçant du comte de Flandres. Mais le mouvement national n*en eut pas moins d*entratnement et de puissance. Noblesse et peuple , tout s'ébranla. Philippe-Auguste se trouva à la tète d*une armée, où. les communes apportaient leur sentiment de patriotisme, en même temp» que la chevalerie y apportait son enthousiasme de gloire et son amour des batailles. Son fib Louis était resté avec une partie des troupes royales dans le Poitou , pour achever de résister aux entreprises que pourrait tenter encore le roi Jean. Cette division de forces pouvait être dangereuse. L*activité et le courage suppléèrent au nombre des combattants. Les deux armées allèrent se chercher dans la Flandres, et finirent, après quelques marches, par se rencontrer près d*un pont appelé Bouvines (Bovines), placé entre un endroit appelé Sanghin et la ville de Casoing^ Dans ces courses préparatoires, on voit le roi Philippe-Auguste consulter souvent ses barons sur la conduite de Tarmée , et, entre les conseillers dont la voix était le plus entendue, Thistoire désigne le frère Garin op Guérin, profès de Tordre de Jérusalem, évèque élu de Senlis, et qui suivait l'armée avec son habit de religieux ; il était depuis longtemps conseiller du roi Philippe *, mais sans doute dans les choses de gouvernement civil, et son nom, déjà illustré par la science de la politique, n*avait pas encore paru à la guerre. C'était lui qui était le plus prompt à demander la bataille, qu'il jugeait l'névitable par l'étude qu'il faisait depuis quelques jours des marches de l'ennemi ; les barons conseillaient
* GnlUanoM le Breton.