‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 22 sur 103 · LES FILS ET LES PET1T9-FILS DE CLOTAIRE · texte numérisé non relu

LES FILS ET LES PET1T9-FILS DE CLOTAIRE

< J>8 noces de Galswinthe furent célébrées avec autant de magnificence et d'appareil que celles de sa sœur Brunehaut. Il y eut même cette fois pour la mariée des honneurs eztraor* dinaires ; et tous les Francs de la Neustrie, seigneurs et simples guerriers, lui jetèrent tous à la fois leurs épées, et les brandirent en Pair en prononçant une vieille formule païenne qui déyouait au tranchant du fi[|aije celui qui violerait son 1 1^ sermenWEnsuite le roi renouveTsT solennellement sa promesse de constance et de foi. conjugale ; posant sa main sur une châsse qui contenait des reliques , il jura de ne jamais répudier la fille du roi des Goths, et tant qu'elle vivrait , de ne prendre aucune autre femme. »

Il tint sa promesse quelques mois ! Avant d^arriver , Galswinthe avait une rivale, Frédégonde , dont le nom seul rappelle tout ce qu'il y a jamais eu de sécheresse et d'implacable cruauté dans le cœur d'une femmc^ Repoussée un instant, par Tarrivée de la fille du roi des Goths , dans l'ombre d'où elle était sortie, elle reprit bientôt sur Chilpéric l'ascendant qu'elle a?ait exercé déjà. Galswinthe osa se plaindre, puis demanda à retourner dans son pays ;. Chilpéric craignit de perdre les trésors qu'elle avait apportés. Une nuit , un serviteur affldé fut introduit dans sa chambre , et l'étrangla pendant qu'elle dormait. ^ "=^

Meartre de Vli^ebert (69 A). — Brunehaut voulut aussit<)t la venger ; elle poussa son époux à la guerre. Mais Gontran s'interposa. On remit l'affaire au jugement du peuple assemblé , et la sentence obligea Chilpé.ric à livrer à Bruneliant cinq villes d'Aquitaine qu'il avait constituées comme douaire à Galswinthe , le lendemain des noces. En 573 , il essaya de revenir sur cette cession et envahit les domaineé ^e Sigebert en AquitaineALe roi d'Austrasie accourt, traînant à sa suite une immense armée venue d'outre-Rhin , et qui semblait une invasion nouvelle. Chilpéric, épouvanté, céda encore^, mais , à peine Sigebert avait-il renvoyé ses bandes sauvage», que d^ nouvelles provocations le ramenèrent en NeustrièjMCette fois ce fut pour en finir avec son frère. Rien De put l'arrêter. Il entra dans Paris, et les Neustriens s'engagèrent & le prendre pour roi. Chilpéric ne conservait que Toumiâ ; Sigebert voulut le lui enlever. Au moment départir, il vit arriver un pieux personnage , Germain , évêque de Paris , qui sWorça d'arracher de son cœur la jpensée mau- Taise que le roi de Metz y avait laissée entrer^ « Roi Sige-

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