LES FILS ET LES PBTITS-PILS DE CLOTAIRB
bert, lui dit révèque, si tu pars sans intention de metfareton frère à mort , tu reviendras vivant et victorieux ; mais si tu as une autre pensée, tu mourras; car le Seigneur a dit : ff La fosse que tu prépares afin que ton frère y tombe, te « fera tomber toi-même. » Sigebert ne répondît rien et alla recevoir à Vitry, sur la Scarpe, les acclamations des Nëustriens qui le proclamaient roi, puis il marcha contre Tournai/" Mais Frédégonde veillait sur son époux et sur elle-même : deux soldats, fanatisés par elle, se rendirent à Vitry, où ils demandèrent à saluer Sigebert et à Pentretenir en secret. Gomme il les écoutait, ayant chacun d'eux à ses côtés, ils le frappèrent à la fois dans, le flanc avec de longs couteaux empoisonnés. Il ne poussa qu'un cri et tomba mort (575). Ghilpéric était délivré.
Meurtre de CMlpérlc et de deas de eee file (584). — Ërunehaut, alors à Paris avec ses trésors et son tout jeune fils, qui fut Gbildebert II, était à la merci de Ghilpérîc. Le roi de Neustrie prit les trésors et s*inquiéta peu de Penfant^ Un des fidèles de Sigebert pénétra dans le palais où il était gardé, le cacha dans une grande corbeille, et se laissant, à Paide d^une corde, glisser du haut des murs, le conduisit à Metz par des chemins détournésl L'enfant n'avait que cinq ans, les leudes néanmoins le proclamèrent roi et lui donnèrent un maire du palais pour gouVemer à sa place. Cette minorité était favorable à leurs désirs d'indépendance.
Gependant Frédégonde épouvantait la Neustrie de ses assassinats. Son mari avait deux fils d'un premier mariage, Mérovée et Glovis, dont les droits devaient primer ceux de Glotaire, fils de Frédégonde.f Mérovée commit Pimprudence d'épouser Brunehaut; la marâtre saisit ce prétexte pour lui aliéner son père et le poursuivit avec un tel acharnement, que le malheureux se fit tuer par un des siens ou tomba sous les coups d'un affidé de la reine. Ses amis périrent dans d'atroces supplices. \L'évèque de Rouen, qui avait béni ce mariage, fut lui-même égorgé dans son église, sur les marches de Pautel, pendant qu'il offirait le sacrifice de la messe. Clovis tomba après, puis une de ses sœurs et Audowère, leur, mère. '
Ainsi se vérifiaient les paroles d'un évêque : c Après le synode qui s'était tenu à Paris, raconte Grégoire de Tours, j'avais déjà dit adieu au roi, et me préparais à m'en retourner chez moi. Ne voulant cependant point partir sans avoir 1