‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 36 sur 103 · PAR LE SOULEVEMENT DES PEUPLES · texte numérisé non relu

PAR LE SOULEVEMENT DES PEUPLES

son chef, soutenu de l'appui du Christ, avait reçu le diadème par le don apostolique. Heureux sMl eût connu son bonheur, l'empire qui avait Home pour citadelle et le porte-clef du "ciel pour fondateur ! Déchue maintenant, cette grande puissance a perdu à la fois son éclat et le nom d^empire ; le royaume, naguère si bien uni, est divisé en trois lots, il n*y a plus personne qu'on })uisse regarder comme empereur; au lieu de roi, on voit un roitelet, et au lieu de royaume,unmor^ ceau de royaume. Le bien général est anûulé, chacun s'occupe de ses intérêts ; on songe à tout; Dieu seul est oublié. Les pasteurs du Seigneuir, habiles à se réunir, ne peuvent plus tenir leurs synodes aa milieu d'une telle division. 11 n'y a plus d*assemblée du peuple, plus de loi ; c'est en vain qu'une ambassade arriverait là où il n'y a point de cour. Que vont devenir les peuples voisins du Danube, du Rhin, du Rhône, de la Loire et du Pô, tous anciennement unis parles liens de la concorde, maintenant que l'alliance est rompue? Ils seront tourmentés par de tristes dissensions. De quelle fin la colère de Dieu fera-t-elle suivre tous ces maux? A peine, est-il qu^qu'un qui y songe avec effroi, qui médite sur ce qui se passe et s'en afflige. On se réjouit au milieu du déchirement de Tempire et Ton appelle paix un ordre de choses qui n'offre aucun des biens de la paix. »

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