DÉMEMBREMENT DU ROYAUME DB FRANCE
Comnencemoit «es grmmMm flefii.— Les NorthmtDS farent le plus grand mais non le seul embarras de Charles le Chauve : le Breton Noménoë repoussa toutes ses attaques, se fit couronner roi et laissa son titre à son fils Hérispoê. J..es
Charles le GhauYo'.
Aquitains avaient élu pour chef le fils de leur dernier roi, Pépin II, que Charles le Chauve avait dépossédé. Chassé à cause
1. Cette gravure reproduit une miniature serrant de frootispiee ao livre d^eurps de Charles le Chauve, qui est conaenré au musée def Soovecaini. ÂU Lourra.
PAR LÈS nSORPAXIONS DBS LEVDBS (849-68^). i95
de ses vices, Pépin s^allia anz Northmans et aux Sarrasine pour pilJer ses anciens sujets, fut pris et enfermé dans un clotire. Charles recouvra pour quelque temps TAquitaine, la perdit, la recouvra encore et la donna à un de ses fils. Mais les vrais maîtres du pays étaient déjà Raymond, comte de Toulouse, qui dominait aussi sur le Rouergue et le Quercy : Walgrin, comte d'Angouléme; Sanche Mitara, duc de Gascogne, avec Bordeaux pour capitale; Bernard, marquis de Septimanie; Rainulf , duc d'Aquitaine et comte de Poitiers; Bernard Plantevelue, comte d'Auvergne, qui tons fondèrent des maisons héréditaires. Au nord de la Loire, Charles avait de même été contraint de constituer pour Robert le Fort le grand-duché de France, d*où sortira la troisième race; au nord de la Somme, le comté de Flandre, en faveur de son gendre Baudouin Bras de Fer; et, entre la Loire et la Saône, le puissant duché de Bourgogne, pour Richard le Justicier. Ainsi, sous le petit-fils de Charlemagne, non-seulement Tenvpire était divisé en royaumes, mais les royaumes se démem« braient déjà en fiefs.
Édift ém PistM (8«3). — Charles faisait cependant de loin en loin un effort pour retenir à son service et à celui de rÉtat la classe des hommes libres. En 863, Tédit de Pistes ordonna an recensement des hommes obligés au service militaire. Les peines les plus sévères furent prononcées contre ceux qui les priveraient de leurs chevaux et de leurs armes, et contre les ingénus eux-mêmes, qui, pour se délivrer de cette charge, se donneraient à TÉglise.
C^nerrca étr«B|r^rM. — Ce prince, si faible chez lui, voulut pourtant s'agrandir au dehors; ce roi, qui ne pouvait porter sa couronne, entreprit d'en gagner d'autres.
A la mort de l'empereur Lothaire, en 855, son héritage avait été partagé entre ses trois fils. L'atné eut l'Italie, le second la Lotharingie, le troisième la Provence. Celui-ci ne vécut que jusqu'en 863, le roi de Lotharingie jusqu'en 869, et aucun d^eux ne laissa d'enfant. Charles le Chauve essaya, à leur mort, de mettre la main sur leurs domaines. Il échoua d'abord en 863, mais réussit en 870, et partagea la Lorraine avec son frère Louis le Germanique. Malgré la faiblesse et la honte de son règne, Charles le Chauve reformait donc, au moins d'un côté, la France que le traité de Verdun avait mutilée.
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