S6 DÉMEMBREMENT DU ROYAUMB DE FRANGE
cette voie, Gharies ambitionna encore la couronne impériale devenue yacante en 875. 11 alla se la faire donner à Rome par le pape, prit au retour celle du royaume des Lombards, à Milan, et, son frère Louis le Germanique étant mort, ii prétendit ajouter ses États aux siens, TAlIemagne àlaFrance. A ce même moment les Northmanslui prenaient Rouen. Il fut battu sur le Rhin ; Tltalie aussi lui échappait. Pour décider ses vassaux à le soutenir dans cette querelle, il les réunit à la diète de Kiersy-sur-Oise, et y signa un capitulaire qui reconnut en droit Phérédité des fiefs et des offices. Get acte dépouillait à la fois la royauté des pouvoirs qu'elle avait conférés et des terres qu'elle avait temporairement concédées. 11 constituait l'hérédité des fonctions publiques (voy. le chap. xviii). Gharies mourut dans cette expédition d'Italie, au pied du mont Genis.
liOoU le BèfTue (899-890). Mjouim 111 et CJarlomAB (8V9«884:). — Le fils de Gharies le Ghauve, Louis'IêrBôgue, roi d'Aquitaine depuis 867,lui succéda comme roi de France. Il fut sacré à Gompiègne par Tarchevèque de Reims, Hincmar, le membre le plus éminent du clergé de France en ce temps-là. Pour se concilier les grands, il leur abandonna une partie des domaines qui restaient encore à la couronne, concessions que ses deu^ fils, Louis lil et Garloman, multiplièrent encore. Ges deux princes régnèrent de bon accord, Tun en Neustrie, Tautre en Aquitaine et en Bourgogne. Le mal ne continua pas moins d'empirer. Le duc Boson se fit proclamer, en 879, roi de Provence, et ils ne purent le renverser. Gharies le Ghauve avait, en 870, acquis la nàoitié de la Lorraine; ils Tabandonnèrent et ce pays retourna à TAlIemagne, qui ne nous en a laissé qu'une faible partie. Deux victoires sur les Northmans, notamment celle de Saucourt en Vimeu, jetèrent pourtant un peu de gloire sur le nom de ces princes. Mais ces avantages momentanés n'empêchaient pas les brigandages de recommencer aussitôt. En 882, le célèbre Hastings se fit abandonner le comté de Ghartres, et Garloman donna de l'argent aux autres pour les renvoyer. « lis promirent la paix, dit tristement le chroniqueur, pour autant , d'années qu'on leur compta de 1000 livres pesant d'argent. »\ Les deux rois moururent à peu de temps l'un de l'autre, par 1 suite d'accidents : Louis en 882, Garloman deux ans ^^ tard. Tgî
CharlM Mm ^rmu roi et empcipettr ^994^SW). -^ils