‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 51 sur 103 · ENTREPRISES EXTÉRIEURES AU ONZIÈME · texte numérisé non relu

ENTREPRISES EXTÉRIEURES AU ONZIÈME

des noms de France, et le français resta jusqu^à au milieu du quatorzième siècle, la langue de la tribunaux ; à présent encore l'Anglais nous doit l son vocabulaire.

Mais la France paya cher cette conquête faite mes, ses mœurs et son idiome. Les ducs de Noi venus rois d'Angleterre, eurent une puissance qui temps en échec celle de nos rois. Deux siècles de d'inimitié jalouse entre les deux peuples, tels fi nous les résultats de ce grand événement.

Conquête du Portagal par un prince (1005). — Les infidèles étaient en Sicile et à Je] étaient plus près encore et plus menaçants en bonne heure des chevaliers français prirent la roui rénées pour soutenir les chrétiens de ce pays. En la désastreuse bataille de Zallaka, Alphonse VI écri de France pour implorer son secours. L'indolent ne répondit point à cet appel d'honneur; mais une4 chevaliers passèrent les monts et aidèrent. le roi à rejeter les Arabes sur l'Andalousie. Parmi ces pieiij taires, on vit arriver, vers la fin du onzième s» princes, Raymond, comte de Toulouse, et Henri, q fils du duc capétien de Bourgogne. Tous deux venai< battre sous l'étendard d'Alphonse VI, roi de Castille. services furent éclatants, car Alphonse leur donna filles en mariage. Avec la main de Thareja, Henri territoire qui s'étendait alors du Minho au Mondeg< G^était un petit domaine : il se chargea de l'agri dépens des infidèles ; il remporta sur eux dix-sept v et fonda glorieusement l'indépendance du Portugal, cendants y ont régné jusqu'à nos jours (branche de gance) * ; mais, de bonne heure, ils oublièrent leur d'origine. Celle-ci leur doit pourtant un souvenir, car portèrent son nom avec honneur aux extrémités de rO« dent. D'autres, dans le môme temps, le portaient au milifl» }{ de l'Asie. ft v^

1. La reine dona Maria ayant épousé uo prince de la maison de Sax«* Cobourg-Gotha (1836), c'est cette maison qui règne à Lisbonne depuis II mort prématurée de dona Maria (1855). La maison de Braganca conterT* 9noore l'empire da Brésil.

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LA PmmiiiB CROISADK (1005-1099). 269

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