‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 86 sur 103 · HÈfflfB DE CHARLES TllI BE 1483 A · texte numérisé non relu

HÈfflfB DE CHARLES TllI BE 1483 A

la. fiatri6,]e fondateur de la paix, 1^ rai, doditl tofr engag« idfioirer réelatante beanliô, écoutera avec bonté leurs plain* 3 et leurs remontrances, le roi réprimera tous les abus, le i préparera la félioité du rojmune « mit preioaiit pour giûde LOS tous ses actes, la justice, et en lui donnanC pour com^i^vi«s des vertus toutes belles el royates, la gravité, 1« ma^ sM, la tempérance^ la oantînence, la cii^DnspMtion, et n^ manqueront pas la oonstanoe, la vérité, la patience, la iience, la pureté de la oonaeienoe et le sacré co^ié^e des titros vertus*. > L.e lendemain, Jes ^te formèrent leurs six bureaux ou ations de France, de Bourgogne , de Nprmandie, d\Aqui«line, de Languedoc, de I^ovenee. Ils élurent pour présilent Tabbé de Saint-Denis, pi^mi^r député de Pans, et se Eiirent à Pponvre pour préparer l^ups cahiers de remontrant «s. Dans les premiers jours de février, ce travail était tchevé, et la discussion coramen^it.

Une grave question fut d'ab<Nrd agitée, eejle de la garde Bt de Védueation du roi. Quelques députés avancèrent que TAsseinblée nationale n^avait aucun droit de s^occuper de la tutelle ou de la régence ; que, par Tessence même du gouivernemeot monarcbiqne, le pouvoir était dévolu à la fomille royale ; que, si Ip roi était hors d^tat de l^iereer lui-même, les princes du sang le remplaçaient de droit* Cette opinion trouva un Moquent adversaire, Philippe Pot, seigneur de la Roche, député de la noblesse de Bourgogne, qui prononça, en cette occasioUt un discours d'une singulière hardiesse. En voici la substance : < A qui donnerez-vous la tutelle du jeune roi ? A son plus prpphie parent? Mats alors vous aurez à craindre que le tuteur ne se débarrasse de son pupille pour régner lui-^mème. Les princies du sang sont innombrables, si on les prend dans les deux descendances masculine et féminine ; ils soat htennombreuil encore, si on se renferine seulement dans la ligne masculine ; comment tant de personnes s^en* tondront elles? et, si elles ne s'entendent pas, qu^l autre re« cours que la forée de^ armes? Mais ce recours aux armes, c'est justeioent ce qu'il faut éviter. On ne Tévitera qu'en re-- GQQoaissant qu'il jT a unp autorité supérieure, souveraine,

t. Journal <U$ états généraux ^ France en 14S4, par Massalin ; tradattdu latin par Bern\er, avec les procès-verbaux du conseU da résence de Charles VIII, d'août 1485 à janvier n99.

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