‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 88 sur 103 · V.E RÉGliE OE CHéhhfiB Ylll DE U83 A · texte numérisé non relu

V.E RÉGliE OE CHéhhfiB Ylll DE U83 A

eat;ii4Mteiite9 •oteeftai pwvinoaB p^ur se souaii^re cka< une à sa part du fardeau commun. La diseusstou sur Tin* Lébcuiité due aux députés contribua encore à leur déconsidé-^ ation, h^ tiers, état voulait que chaque ordre indemnisât ses kèpuiés : jLe clergé et la noblesse s> refusaient. Ils s'y résignèrent cependant sur les instances du chancelier. L'Assem- >lé6 dissoute le 15 mars IkAk^ on publia» au nom du roi, les réponses laitâs rà ses cahiers; elles étaient presque toutes avorabtes aux dentandes. Mais Comme il ne sortit de là an* su ne ordonnance de réformation, après tant de paroles^ rien ne se trouva changé dans le gouvernement.

Pv«atâèrc vévolie dv duc d'Orléan» (14$A-14l8e). — Le duc d'Orléans avait paru avec éclat dans les fêtes et tournois célébrés en Thonneur du sacre de Charles VIII. Sa bonne mine, ses manières chevaleresques, ses goûts de plaisir et de dissipation faisaient une impression profonde sur le jeune roi son beau-frère, sur lequel il prenait un ascendant qui inspira bientôt k Anne de Beaujeu les plus vives inquiétudes. Ellle entendait paiier en même temps de menées secrètes des princes contre son autorité. Elle trancha la difficulté en digne fille de Louis XI et poussa tout à coup sur Paris une bande de gens de guerre avec ordre d'enlever le duc d'Orléans. Le duc dans ce moment était aux halles où il jouait à la paume avec le comte de Duhois et quelques autres. Les princes n'eurent que le temps de se jeter sur les premiers chevaux qu'ils trouvèrent, et de s'enfuir à toute bride. Louis d'Orléans, déclaré rebelle, attira dans son parti le duc de Bretagne, François II, fit alliance avec Maximilien, qui se repro«> chait les concessions du traité d'Arras, et sollicita même l'assistance du roi d'Angleterre, Richard III.

Anne de Beaujeu déjoua tous ces plans. Elle retint Rich2u;d III dans son royaume en donnant des secours d'hommps et d'agent à son compétiteur, Henri de Richement, qui devint bientôt le roi d'Angleterre Henri VIL Elle traita contre Maximilien avec les États de Flandre, agissant au nom de leur prince enfant, le duc Philippe d'Autriche; elle fit alliance avec la noblesse de Bretagne soulevée contre Landais, le, ministre détesté 4^ François II. Landais fut saisi et pendu. Aussitôt l|k Trémouille courut assiéger le duc d'Orléans dans Beaugeiicf « l'y prit, l'obligea à revenir à la cour promettre qu'il ne s'occuperait plus que de ses plaisirs. Pour le mieux tenir, Anne lui ôta Dunois qu'elle exila en Italie.

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