Cet hôtel
A, ancienne résidence des archeTèqnes de Sens à Ptris,***
•ttue an carrefour des rues de l'Hôtel-de-Ville, des Barres et da Figuier; In- ^î P®? E*l?' ^® .^V^ monument qui reste k Paris de l'architectore cm Vile dn quinzième siècle.
LOUIS XII (1498-151 5). a3S
canons du roi rendaient les épaisses murailles inutiles. On voulut une architecture moins massive, qui laissât passer plus d'air et de lumière. Les artistes français entraient d'euxmêmes dans ces voies nouvelles, mais les maîtres italiens avaient réalisé les merveilles que les nôtres ne faisaient qu'entrevoir. Quelques-uns passèrent les monts et vinrent chez nous accélérer ce mouvement de rénovation. Charles VIII avait fait travailler des artistes italiens au château d'Amboise. Louis XII nomma Fra Giocondo architecte royal, et
Ancienne cour des comptes, a Paris.
îui Ot rebâtir solidement à Paris le pont Notre-Dame, qui s'était écroulé pour la quatrième fois en U99. Giocondo construisit aussi la grand'chambre du parlement qu'on voit encore, et une chambre pour la cour des comptes qui a été incendiée en 1737. Il donna peut-être pour le château de Blois le plan de la façade orientale, la partie certainement la plus originale de ce curieux monument.
Le cardinal d'Amboise partageait tous les goûts de son maître. Il fit commencer par Roger Ango le palais de justice de Rouen, où se trouve un si gracieux mélange de Tart nou-
veau et de Tart ancien, du gothique transformé par la renaissance; et il exécuta d'importantes réparations à la cathédrale de cette ville, une de nos plus belles églises ogivales. Mais Tœuvre principale de Georges d'Amboise fut le château de Gaillon qu'il destinait à servir de séjour d'été aux
Chapelle de l'hôtel de Cluny, à Paris.
archevêques de Rouen. Ici les traces des vieux manoirs s'affaiblissent; la vieille tour est jetée par terre, le plein cintre remplace l'ogive dans les portails, les médaillons, les statuettes, l'ornementation riante et gracieuse, s'épanouissent de tous côtés à la place des grimaçantes figures ou deô formes bizarres du style gothique. La renaissance est victorieuse.
Du règne de Louis Xll datent encore: Téglise Saint-Maclou, à Rouen ; la chapelle de Thôtel de Cluny, à Paris, et Tbôlel de laTrémouille, aujourd'hui renversé; les hôtels de ville de Compiègne, d'Arras, de Saint-Quentin et de Nevers.
Mort de Ironie XII (1515^. — La paix que Louis XII
HôUl de vUle de Compiègne.
venait de retrouver, après les dangers de 1514, eût sans doute rendu son règne plus fécond en institutions bienfaisantes et en chefs-d'œuvre ; mais il ne lui survécut guère. Anne de Bretagne était morte le 9 janvier 1514. Louis, qui avait boaucoup aimé sa Bretonne, comme il l'appelait, « huit jours durant ne fit que larmoyer. » Le 7 août de la même année, il contracta un mariage politique : il épousa une sœur de
Henri VIII, Marie d'Angleterre, jeune fille de seize ans qui Tobligea de changer sa vie simple et régulière. Ce ne furent, pendant plusieurs mois, que fêtes et tournois, c Où il avoit coutume de dîner à huit heures, convenoit qu'il dînât à midi;
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Tombeaa de Louis XII ti d'Anne do Bretagne à Saint-Denis.
OÙ il avoit coutume de se coucher à six heures du soir, souvent se couchoit à minuit. » Il avait toujours été, depuis sa grande maladie de 1504, d'une santé fort chancelante, ce régime le tua. Il mourut le l*' janvier 1515, à l'âge de cin-. quante-trois ans, sincèrement pleuré de ses peuples. ^
DIXIEME PERIODE
PREMIÈRE LUnE DE Ik FRANCE CONTRE LÀ MAISON D'AUTRICHE. POUVOIR CROISSANT DE LA ROYAUTÉ. - LA RENAISSANCE.