‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 95 sur 103 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

^Ji3 HENRI U (1547-1559) t

MoMtmÊkowenef •« des Qatses.— «Henri II poussait à Tex* ces les défauts de son père et n^avait aucune de ses qualités, ni esprit, ni grâce ; il était lourd de forme, épais d'intelligence; ne se plaisant qu*aux exercices du corps, et si bien qu'il en mourut. Malgré ses 48 ans, Diane de Poitiers, par son esprit et par une beauté qui bravait le temps, exerçait sur lui une influence que les contemporains étonnés attribuaient à quelque anneau enchanté. 11 la créa duchesse do Valentinois et lui laissa gouyerner la cour, oiit la reine resta sans crédit. La haute administration fut livrée au cennétable de Montmorency, au maréchal de Saint-André, favori du roi, enfin à la famille des Guises, branche cadette de Lorraine, pauvre de biens, mais riche d'espérances. Pour le moment, les Guises ne se disaient que les héritiers de la maison d'Anjou ; plus tard ils se diront les descendants de Gharlemagne. Il y eut une immense curée de places, d'honneurs et do pensions. En quelques semaines le roi dissipa 400000 écus qu'il avait trouvés dans les coffres de son père pour la guerr& d'Allemagne. « Il n'y avoit, dit un contemporain, que les portes de Montmorency et de Guise pour entrer en crédit : ceux qui n'étoient appuyés que de Sa Majesté étoient mal. Tout étoit à leurs neveux ou alliés, maréchaussées, gouvernements de province, compagnies de gens d'armes, rien ne leur échappoit.... 11 ne leur échappoit, non plus qu'aux hirondelles les mouches, état, dignité, évèché, abbaye, office, quelque autre bon morceau qui ne fût incontinent englouti,

t. OBTragei à eounltor : les histoires générales, et de plas les Mémotrn contemporains de Vieilleville, de Salignac et de la Châtre; ceux de Boyvin pour les campagnes de Brissac, et les Commentaires de Rabntia.

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