‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 96 sur 103 · HENRI · texte numérisé non relu

HENRI

et avoient, pour cet effet, en toutes parties du royaume, gens apostés et serviteurs gagés pour leur donner avis de tout ce qui mouroit parmi les titulaires de charges et bénéfices. »

Le nouveau règne commença par des sévérités dont Tune fut la tardive réparation de Tacte le plus inique de François !«'. On intenta une accusation capitale aux égorgeurs des VaudoiSj Grâce à diverses influencés, ils s'en tirèrent. Pourtant un d^entre eux, Tavocat général Guérin, fut pendu. Le sire de Vervins, qui avait rendu poulpgoe aux Anglais, en 1544, malgré les habitants, fut décapité.

Révolte •n Gayenne (1548). — Une révolte sanglante treuhk la Gujrtine. D#» bandes de dix àquÎBM laiUfi nayatis, soulevés eootre Timpôt eu «el, counireai la piio¥itto% éfpopgéant les gtibekufê («nployés de la gabelle), baltaûl les gem d'armes eiivoyé9 coatre eux, délivrant le^ prisonniert ^ brâ.laai les maisons des officiers de jasUce. A Bordeaux, le lieutenant du gouverneur fuj^aesas^iaé* ilQntiQoreaoy aprivii«^ee IQOûO hommes. 11 voulut eotrer jpar la brèche, ituoiqu'on n'opposAI atteuae résistance ; ôt exécuter fias de cent i^tstsonaes et força les magialrats à f dàAevrer avec lj9ups otn^^es le corp« de Tefficief égorgé, ^ puia k lui fer$ de somptoeiiaes funérailles. L'iiapôt da ael Cul per«rtaj&t diwnué p^r cette province qu'on ménageait, de pauT qu'i^le nfi se tournai ea* cors anglaise. Mais Bordeaux p^dit ses privilège» Qjt son parleBMiit, qui ne lui fut rendu qu'en 1550.

Alliaaceavac VtSmomim ei *vef laa w»9tmt9mHâfAliMasSMs édiijâa CMicwilirlitmi («Ml).— Ce lut sa^s doute à rinfluence du due François de Guise et de saa frère Charles, archevêque de Reims, qufî fut due la «^^ill^Mf ^ 4i' redion donnée, sous ce règne» au> forcer e^t h Jinpi^Uque étrangère de la France. Les princes lorrains toiui^^çt^it vers FAUemagae l'attention du roi^ en lai rappetool» qi^'U aviôt eûaié jmiis ua royiMime Iraac d'Auétrasie, éfmi, )a c4>U^ élût Mets, et envoient un secoure h la f<^9 A^âinère d^coase, l^nr afiBiur^ qui refueai}^ de fia»qer ^ 4U<^^ Mune Stuart, au jeune roi d'Angleterre avac sa oovr.Qnna fmt d<4* Montmorency, maigre l'avis du plus grttid aMwbrai, fi^i^iooiam^aeer les hostiàitéa avec l'Anglelenra» et ^i^ea w mmm^ à descendre en ce pays. On se procura le plan de toutes les forteresses anglaises; on soaéa les passes dala Teiaisa; an ouvrit des intelïigei^ces ave^c l'Irlande; on en avait d(^>vèc l'Ecosse. Dans l'exécution, on n'alla pas si loin, Bouîc^e

fi^mf h çif^fi^èikanQ partie d« b sQiom «li^M^ée «i kdit^

Bt&rl II A ch«TaL

Edouard VI renonça aux pensions que fteriri VlII avait réclal-

Eb AUsflMgnè^ ChavittHOuiifii vaingu&ur deâ prat09t4^? ^ Mûhiberg, se trouvait plus puissent qtx'aueun empereur ne

MNn E3 (îft4T-1559).

France. Uae tetitatire, potir se dédotofliàgèir, «tir Bï^esl^ fie leur réussît point, les paysans bas-bretons ayant ïiaielé à la mer les troupes débarquées au Conquet. Ce coup emporta la reine Marie, c Si l'on ouvrait mon coeur, disait-elle ea fiw»rant, on y lirait le nom de Calais. » Le même coup tua Pal*

Aaeian kàUl 4» Guise, à Calai».

tianee angio-espagnole. Elisabeth) qui remplaça sur le tr^Q^ d'Angleterre aa sœur Marie, ôt triompher dans Tlle 1« pf^ ^tantiame^ et devint rirréconciliable ennemie du roi d'Ës* pagae.

VraltÀ de Cftteau^lJftmbrésU (1550). — Philippe U, eu efifet, génie sombre et fanatique, voulait arrivera domiBtf l'Europe par une autre voie que son père. La moitié de

Armure de Henri II.

C7t utntd ri (lUT-iera^.

iM-QcrtHt, i^id m éèptsntfM p^ M«iuffe« éé SiUté, fitffifl è^ entevé dafA« iMfirdck, et fbl obligé ée f^if la iittil îMx flam^ beaux, daim une tilière, malgré Un af^ûx ût^iget (mi^ ÎSdS). A ce» AOHfveites, Henri II maï'cha aree 9S 000 Inmi&ies sttf la Lorraine. Teul oavHt ses portée (a?ril 1663). Mett, ^ilTe Hbm 6l teriseante. ne reniait laisser entrer qoé les dïefii de ^ar=mèè; les iokiata soirtrent, et Mets? fttt à ht Prsnte. &epds ce jour, jusqu^à nos récents malheurs, elle a été notre bouleyard sur cette frontière. On essaya sur Strasbourg, autre grande cité libre, des mêmes moyens. Les Strasbourgeois répondirent à coupe de canon. Henri ne put que se rmUr d'aToîr fait boire ses chevaux 4j!^n8 le Rhin. Au retour, il entra dans Verdun. Ces trois villef ^gurèrent depuis cette époque dans la liste de nos province s^us le nom des Trois-Ëvêchés.

ftlége de Mets (I#|IS-1568). •* Cette pointe audacieuse de la France yers son ancienne limite irrita Tempereur plus que la trahison de MauriiCji. Il signa avec les luthériens la transaction 4a Passau, ppur être libre de si retourner avec toutes ses forces et toute se baii^ ^^trt iOi| éternel ennemi. Il entra en Lorraine à lu tête de |t9 0C|O flemmes. François de Guise se jeta dans Meta avec la jplus briî(^nte noblesse du royaume: on amassa des provisions, cm #lruis(t Mnq abbayes, sept faubourgs el dix-neuf égjiisee: fi^ ^iBirMfleaUons, auxquelles les |eigR^^^8 eux-^n^éI^l^a f(f^\jtB^i )| fj^n, furent élevées à la hâte. Les pruniers eorpe ^9B01#)| pif^nsnl |e 19 octobra lS6d, T^tMqua ùmm^^^ li» ?0* QbiFfiMMQuint s^opiniétra det|x n^ois ^ ee siège. Il ff^udroirê ta pfjiise j^^qua* torze mille coupe de eaneii : il ouyfi^ m0 kfkchi^ de cent pieds de large, et il rie put même pas i&nn^ Tass^utt car derrière chaque p^n ip PHF ^m P'^^^^h \^ i9i#glNl^to en lroD?aiepl un autre, et des fossés, if^i ^jitfIcMm, des mines qui ruinaient leurs travaux, qui épuisaient leurs efforts. Avec novembre étaient jurrivéés les pluies; avec décembre, les froids et le typhus. L'armée impériale avait perdu le tiers de son efifectif, qu^nd jCb^les isie décidfi 4 l#?er le siég^ Il partit lô 1^ janvier, aiccus^pt \^ fprtune. f Je v&is bien qu*^lle eatfemipe, disajt-U; inieux ftipae-^-eUe un Jeune rei qu^un vieil empereur, f ïï ïfp^i âH acci^^ que ipL-inêm#i qui avait entrepris iinf^ parei(le ppjlfat}on 4ans la s^SRA )a plus défavorable. Le lô jajivier, le dernier cprps quittais camp, Isdssant derrière Itii pne foule de i)l^s«f(is ^ 4a m^^ rants. t De quel(jue côté qp*gji f jBgîyrd^t, #|i i^ Y^^i «W

soldais moTte on autqu^tf il ne reBloit qu'un peu in tié^ étendus daas la boue ]rar grands troupeaux i d'autres, assis sur ém grosses pierres, ayant le» Jambes danà les fanges ge« léesjasquas aux genouxjet no les poutant releyer, criant misériecôrdo, et priant qu'on les acheTit. Où oyoit se plaindre damslMi lofssune infinité de malades. En diaque quartier c> étoitet ëe grands cimetières fraîchement labourés. Les etie* mine McÀent couverts dé ebsraux mof'ts ; les tentes, les art J mes H ««dares meuUès abandonnés^ • Le duo de Guise ÈoitQ j lagsa autant qu^l put ces afiireuses misères« , \/

ïï^mtUmt «• Wktmtf (15S4:) I SMceèa ds BrtisM i mhék- " em«l»m 4lé Cflisrlish^vltt* (IftS6). ^ L'année suivante, l'empereur assiégea Thénmane en Artois. La faible garnison qui y tmaait ne capitula qu'après une valeureuse défense ; il fit raser la place, qui ne s';eBt jamais relevée. Hesdin fut traité de même. Charles vengeait son orgueil humilié, en faisatit une guerre atroce. En 1554, Henri II lui rendit nava« ges pour ravages dans le Saioaut et le Brabant ; il saccagea Maristibourg) Dînant, et à l'aube extrémité des Pays-Bas^ attaqaa Renty, non loin de Saint>«Omer. L'empereur voulut dégagsr la place ; Guise et f avannes défirent sa cavalerie* Vwtmét flrân^isS) faute de vivres, fut oUigée de lever le siège.

Dans le même temps^ Brisdao, par une suite de campagnes qui sont restées le modèle du genre, se maintenait avec une faible aimée dans le Piémont, malgré le duc d'Albe, et mh portait Gasal, capitale du Montferrat ; Strozci et Montluc dé-* fendaient Sienne en Toscane^ contre les Florentins et les Im* pénaux ; les Turcs menaçaient Naples ; enfin le baron de la Garde, notre amiral du Levant, saccageait l'île d'Elbe^ et ]M*enait pied dans la Goi^e. LJéchec de Metz n'était donc pas réparé } la France semblait rajeunir avec son nouveau roi : Charles-Quint se lassa de cette lutte qu'il soutenait depuis trente^inq ans. il céda à son fils, Philippe II, les Pays-Bas, l'Italiis et l'Espagne, et alla chercher^ auprès du monastère es Yuste, lé repos que ne trouvent jamais les grcmds ambitieux (lô56)i

AllUiHee SHtts 1« »»1 de Franes cft le pé^p^, psti# 4éUviN» PItitll» (lêfte). — Charles-Quint n'avait pu cé-^ def à son fils toutes ses couronnes. L'Autriche et le titré d'empereur restaient à son frère Ferdinand. La maison d'Au^ triche se divisait. Mais au moment où Philippe II perdait

rAllemagne, il semblait gagner l'Angleterre par un secoTil mariage avec la reine de ce pays, Marie Tudor. Il avail liéjâ un fils, don Carlos; il lui réserva toutes les possessions espagnoles, et il fut convenu que Penfant qui naîtrait de cette nouvelle union régnerait à la fois sur les Pays-Bas et sur TAngleterre, c'est-à-dire que Londres et Anvers seraient sous le même maître, la Tamise et TEscaut sous les mêmes lois, et que la mer du Nord deviendrait un lac anglais. Ainsi la France était dans le présent et dans Pavenir sérieusement menacée par cette domination qui Tétreignait de trois côtés, qui pouvait lui amener encore une invasion anglaise contre laquelle elle n^avait plus à espérer les secours de TAUemagne. Henri II avait signé avec Charles-Quint, au commencement de 1556, la trêve de Vaucelles : il la rompit la même année (nov.)» pour ne pas laisser à Philippe II le temps de s'affermir. Sur le saint-siége était alon» un vieillard plein de feu, Paul IV, qui s'effrayait de voir les Espagnols à côté de lui et sur sa tète, à Naples et à Milan. Le roi et le pontife s'unirent. Une armée, sous le commandement de Montmorency, fut envoyée vers les Pays-Bas ; une autre, sous le duc de Guise, en Italie. On voulait réduire Philippe II à PEspagne; Henri II s'agrandirait, au nord, de provinces toutes voisines faciles à garder et un de ses fils recevait la promesse de la couronne de Naples, que le duc François de Guise, descendant par les femmes de la maison d'Anjou, comptait prendre pour lui. Le plan était bien combiné. L'énergique Paul IV mettait son pouvoir spirituel au service de la France et de la cause italienne ; il lançait Texcommunication contre le roi Trè$-Catholique.

Bataille de SalMt-Qnentin 10 août (1557). — Philippe II opposa à Montmorency le duc de Savoie, Philibert- Emmanuel, qui, dépouillé de ses États par la France, attendait tout de PEspagne, et à François de Guise le duc d'Albe, véritable Espagnol, tout dévoué à l'Église, plus encore à son roi. Guise, reçu en triomphe à Rome par Paul IV, pénétra dans les Abruzzes, mais échoua près de Civitella, devaift la savante tactique de son adversaire. Philibert-Emmanuel, après une fausse attaque sur la Champagne, se porta tout à coup sur Saint-Quentin, où 7000 Anglais le rejoignirent. C'était une place sans murs, sans munitions, sans vivres. L'amiral de Coligny s'y jeta avec 700 hommes. Montmorency s'approcha pour la ravitailler, mais se mit si près de Pen-

nami, avec une armée très-inférieure en nombre, et prit si peu de précautions pour être libre de ses mouvements, qu^il fut obligé de combattre sans avoir assuré ses derrières. Phiiibertr-Emmanuel le tourna, Tattaqua en tète et en queue, et le défit complètement. Un Bourbon, le duc d'Enghien, et un vicomte de Turenne furent tués, un autre Bourbon, le duc de Montpensier, et le connétable de Montmorency, le maréchal de Saintp-André, le duc de LongueviUe, furent pris avec MKM) hommes, Fartillerie et les bagages. Il y avait plus de 10 000 morts ou blessés.

OMnuw de Saint-QnentiM par Colii^By. — c Mon fils est-il à Paris? » s*écria Charles-Quint, en apprenant, au fond de sa retraite de Yuste, ce grand désastre de la France. Phi lippe II n'était pas à Paris et n'y arriva pas. Esprit froid et méthodique, opiniâtre, mais sans élan, il n'avait pas cru prudent de pousser sa victoire. Avant de faire un pas de plus, il voulut avoir Saint-Quentin, et Saint-Quentin ne se laissa prendre qu'au bout de dix-sept jours. Coligny, sachant qu'il y allait du salut de la France,- avait fait d'héroïques efforts pour prolonger la défense. On eut le temps d'assembler des forces, et Philippe II, après avoir pris Ham et le Gatelet, rentra dans les Pays-Bas, avec ces minces résultats d'une victoire qui semblait devoir être aussi désastreuse pour la France que Poitiers ou Azincourt.

BeprUe de Calai» (1558). — Henri II avait rappelé en toute hâte le duc de Guise d'Italie. Le vainqueur de Metz et de Renty laissa le duc d'Albe imposer, un genou en terre, la loi espagnole au pape, et vint recevoir le titre de lieutenant général du royaume, avec des pouvoirs illimités. Toute la noblesse accourut autour de lui ; Guise répondit à l'attente universelle. Pendant qu'un mouvement dé troupes attirait l'attention de l'ennemi du côté du Luxembourg, le duc fila sur Calais qu'il investit inopinément le 1« janvier 1558. Les Anglais, comptant sur les fortifications de la place et sur les marais qui l'enveloppent, n'y avaient laissé que 900 hommes. Deux forts couvraient la ville : celui de NieuUay du côté de la terre, et celui de Risbanck du côté de la mer. Guise attaqua le premier avec furie, et l'enleva le 3 janvier. Le fort de Risbanck tomba le même jour en son pouvoir. Le 6, on battit le corps de place ; le 8, la garnison capitula. Le dernier et honteux souvenir de la guerre de Cent ans était donc effacé; les Anglais ne possédaient plus un pouce de terrain en

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