‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 98 sur 103 · GOUVERNEMENT DE FRANÇOIS I^ ET DE HENRI U · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT DE FRANÇOIS I^ ET DE HENRI U

encore une partie de Tadministration ; ainsi le connétable avait autorité sur toutes les armées et le grand amiral sur la flotte. Au seizième siècle pourtant commence ce qui sera bientôt Tomnipotence ministérielle. Les clercs du secret devenus êeoréiaireê é^ÈtcA étaient chargés de la correspondance du roi pour toutes les affaires publiques. Une ordonnance de Henri II fixa, en 1547, leur nombre à quatre; chacun d^eux correspondit avec un quart des provinces du royaume et avec un quart des pays étrangers. Les attributions spéciales sont d\ine date postérieure ; ainsi, toutes les affaires de la maison du roi, et plus tard les affaires ecclésiastiques furent assignées à Fun d'eux. Les trois autres eurent: en 1619 et 1636, la guerre; en 1626, les affaires étrangères; sous Louis XIV, la marine; ce qui ne les empêchait pas de se diviser encore la France géographiquement pour les affaires qui leur restaient communes. Le chancelier était le chef de la justice, et le surintendant celui des finances. La police, cette grande arme des temps monarchiques, commençait, c Le roi votre père, écrivait Catherine de Médicis à Charles IX, avait des yeux et des oreilles partout. >

Armée. — Dans Tarmée, la gendarmerie seule était française; rinfanterie se composait surtout d'étrangers. Allemands ou Suisses. En 153^, François !«**, reprenant Tidée de Charles VII, essaya de créer une infanterie nationale. 11 déclara exempts de la taille les honmies propres au service militaire qui voudraient s'enrôler. Ils devaient former sept légions, chacune de 6000 hommes, commandés par des officiers à la nomination du roi. Les légions provinciales ne rendirent pas tous les services qu'on en attendait ; pourtant on se hâta trop de renoncer à cette institution pour revenir aux anciennes bandes^ plus coûteuses, mais plus aguerries, et que le roi paya à l'aide d'une nouvelle taille annuelle de 1 200 c 00 livres. Henri II reprit et améliora le plan de son père ; mais les guerres civiles qui désorganisèrent tout, firent tomber les légions provinciales. Richelieu et Louis XIV retrouveront cette infanterie nationale si longtemps dédaignée, et qui fut longtemps la première du monde. La direction de l'artillerie avait été centralisée par Louis XI entre les mains d'un seu] grand maîti^. François augmenta les attributions de cette charge qui devint une des premières de l'État. Il plaça dii de nos provinces, toutes sur la frontière, sous le commandement de gouverneurs particuliers, t pour être tenues gd

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