‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 3 sur 64 · CHAPITRE XLIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIV

Wiègenee de Catherine de Médictii} les états d'Orléans (166©). — La mort qui venait d'enlever à la reinemère un de ses enfants, lui donnait le pouvoir, puisque son second fils, Charles IX, n'avait que dix ans et demi. Elle répudia la politique à outrance qui naguère triomphait, confirma les Guises dans leurs charges, mais nomma Antoine de Bourbon lieutenant général du royaume, et délivra Condé. ^Son principal conseiller fut l'Hôpital. Celui-ci se proposait de contenir les ambitieux et d'affaiblir les factions par une sage tolérance religieuse et par des réformes civiles. Catherineadopta ce programme d'un honnête homme; elle vit un moyen d'opposer les partis les uns aux autres là où le chancelier rêvait la fin de tous les partis.

Les Guises, craignant de n'avoir pas une majorité assez forte dans les états qui allaient s'assembler, voulaient qu'on renvoyât les députés sous prétexte que la mort du roi invalidait leurs pouvoirs, et que c'était d'ailleurs, une institution nuisible. Le chancelier répondit que l'autorité

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