‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 58 sur 64 · CHAPITRE LXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVII

LÀ PREMIÈRE BESTAURATION ET LES CENT-JÔURS (181 WSl^l

1615). ^'Pendant que le ^and èdléthitQrsaît la France^ ^po$é à une tentative tf assassinat et dans le Midi, à des insultés, Taûfleyfand, le vrai ^ihef 'du g«mvër»emeÉt provit soite ; sîgnàii le 23 ' 'avril, une cènveniion désastiteuae qui réduisait la France à ses frontières du 1« jànytdt 1702, et livrait atnt alliés^ 58 ^)k(s^ fûttesy lâ^OOO bo«chesà leu, 30 vaisseàtte et 12= frégates*. . . j

Le jOu^ ' ihènie ôH 'Napolidon eontait' tàt FoUtain^ldau^ Lduis' XVHI tf ttiU'dt'sai résidehoade HartweD,.prèb da Londr^i» ^t, le'^ avril, il débarquait à Ga1atsi.Le)niot prêté w^ifiom^ d'ArtMs : c "Messieurs, il n'y a en France qvtvin F^M^m 4$ )[yW, • atri^lt dû étr« celui de touè les BoartxMQs ; car il 'fal-^ lait à= t6ut ipirix attirer quelque popularité sur ees princes deptiis' vlngt-qtiatre awb é*ranjfers au pays, qui.^evaiefttieur fôHiu(ié'& 'UôsdésslstndS' et tenaient leiuir pouvtHf de noaeppi^ tnis. MaiS' le Âouveau' monarque iqul s'intitulait ff roi ipiap ^ '^titQ ûé Dm » Mins faire mention dC' la volotité nationale, q^ déehirbit lé drapeau tricoil^re p<Hirle<remplacer par leidfi^p^^ 4^lGin>cqûétKMf soldats ne. connaissaient fÂu&;.. qui. egiQ^jd^ij^ son aténemeAt de là mort de son nevei» LouiâsXiVJl,.«t»^p^ lait i»U Uadik-neii^èlne année do4onTègae^ était. pau, i^Mr 'posé' k faire des concessions^^ L^mpereuvi Alei^andre fi'^iw^ pas les Ôourbons, et comprenidt alors: quelles néyoluJtiQp^jde la France ne seraient finies, la paâpc de lIEuvope aASU^», qjf^

i^Mùtowèi At étÊm ii#t<Mr4fJoiif,iMur M* de VMl^«40^i7jff9ir«|tiek çwnp^gm d9 WaterloOf par le colonel Charras (18S7); id,, )Sàr sdf^.' WttiMi (1862); Bisioire âê la Restauration, pat- If. ût Vièl-«Mt«tl ul dt iMtÉrtlnB <èt M. A. Netteuent ont aossl écrit riiisjtoift dej paUf tffP^'if ® » ^f?f^*^< ^ gauvet-nementparlemenlaire en France^ par M. DaTereier jxe BÛforântibi "l 2. La Talear da matériel abandonné dèpaisalt 1 milTiafff «tdemii' ^ / . ., i

j^âr'dëk Sn^ilùtîoinslibérdôsetfcirtesSqm rehdtesô^^ dô rànélën' régime împossiW«.' 11 soutint le» propoMtioûfc lioiislîtùtiôïittelïesi rédigées' pâF M. de Talleyrand: «t iHie oon»mi^sîon dé sénateur^ et' de députés. Le roi /fut obligé de talr^, le' 2 Aiai, avant d'entrer dans Paiis^ la déelsH^atioa d^ Sàint-OUeti, qui promettait un gouvemetneû-t repréaJeiltatlf ot îe maiûtieh des prmiiôreà' èonquètes de la rérolutiopj. Cette déclartition fut rem[:^a6ée parla GhiaFtecotistltutidnnielle, ar*- Tôtéé le 27 toaî et'oc^oy^ le 4 juin. En voici le» principes ; ; Utte royauté héréditaire ; ■ i-

Deux chambres i IMne- éh»e, l'autre, «elle des pairs^ oocnpo^e ^ar le roi; toutes deux ayant le votedcb Timpôteila 'dlîscussîon des lois ; . ,

'ta liberté publique et inditifluelle, la liberté de la presse irt'dés culteis; 'inviolabilité des propriétés, mèmôxeile 4es biens natio^ naux vendus; ' ' i

La responsabttR* des MMiittres j

L'fiiaifloîvibiltté ded jug^s;.

La garantie de hi> dette publique ; te maintien des p^uilbiis, grades, bonneui» militaires i de Tançiçpi^e.pt de 1^ nouvelle noblesse et celui de la JWgion, d'honneur, dont la tn)ix portera reffigie.de Henri lY, ^u. im de celle (|e Nor pôléon; • ■■ • >; • ' ■ ' '■ ....'.

■ Là libre admissibilité. de itoua les F;^nQa^^> tous le3 eiftr l^loiseivils et mi*itaii?e*; . ;:, | ..... , . . ;,

. "Êé' tàaintitin dès graades insUt^ipa* ,d^ y^x^mP'f le Gqi^- Sèild'Élaîli laGoiar'decflssalioWvla.Cpy^r (J^^.cowpt^^, rU:^^

'Versitô; ■ ■■ •-' •'■' ' ■ ■ ■ -i.'Mi ■;-. t .. . i -II-,

-' 'L'empereur AlexMidr» ,n'fty*it..p^s.,y.ou^^ s'^lq^gner que •fèéèté con^titutwMinel. neifùt rédigé.. Q^an^ ,U )e ^\\t adopt^, -lirî»et«efe'ailié»'èignÔrent.Ja paix, sur ^^s bases^acceptées p^r

♦Tfelleyraôd W >'torèfopèS"ennér J L^'Oharteï 'éUiftitQinl)é,'i< «jf^duesparP liberté; mais

pecta nilaliL- . . , r. * ^ * i

prilt>our roinàsire de la gU^fÇ? Jl9,«éPM.PWQ^^?. .f9"f *«

£54 LA PRBMliRS ReSTAUHATIO^ ,

nom soxâlttK^aU i înotre |»reiiMer revers, la 'Ç^p^ulattoii dç •Baylen ; on rendit des hcmneuirs publics à la mémoire de <}eorges Cadoudal et de MoifeaUt nâtoi^:^ement coupables, Tun d^une tentative d'asBassinat, Tautre. de trahison. Le roi signait ses ordontianices, de la yieUle formule dç Louis XIV : m Car tel est notre bon plaisir* » Les gradefk, les honneurs étfeûent prodigués aux émigrés^ tandis que 14,000 officiers» -q^iaviatent gagné leurs épaulettes en face de Tennemi, étaient renyoTés en demi-^solde. Les soldats de Tarmée 4e Gondé, des hommes même qui n'avaient jamais porté Tépée, deve- -nalent généraux. Les officiers 4e marine rentraient avee le gradé immédiat^nent supérieur il celui qu'ils avaient le jour de rémigration; ceux qui avaient servi sur la flotte britaitnique conservaient le raâg que l'amirawté anglaise leur avadt donné. Les campagnes de guerre faites contre la France leigr comptaient pour la retraite (ordonnance du 35 niai). Ea;dix mois, le gouvernement de Louis XVIII s'était u^é.

Betour de Itle d'Blbe (20 BMini 18Ift). — Cepen(kint de Tîle d'Elbe Napoléon écoutait tous les bruits qui lui arrivaient de France. Il voyait les BourboïKi accumuler les foutes, et leur impopularité grs^diiT. Menacé di'être enlevé dans son île pour être jeté sur quelque rocher plus solitaire, il préféra tenter encwe une fots la fortune. 11 s'embarque avec quelques centaines d'hommes et aborde au golfe Juai^'; près de Cannes, dans le département du Vâr.(l«»: mars), c Français, dit-il dans une proclamation, élevé au trône par votre choix, tout ce qui a été fait sans vous est illégitime. Soldats, tous ceux que nous avons vus depuis vinglhçinq m9 parcourir l'Europe pour nous susciter des ennemis, qui ont passé leur vie à combattre contre nous xiails les. rangs ides armées étrangères, prétendraiënt^ils enchaîner nips aigles. Venez vous ranger sous les'drapéata deiii^r» cJtef; sonexis- 'tence ne se compose que dé la vÀtl%;iees droits m sont que ceux du peuple et les vôtres; sonîniérôt, son honneur et^ gloire ne sont autres que votre intèrôk, vota^ honneur et votre gloire. La victoil^ marchera an pas de charge, l'aigle avec les couleurs nationales, vtrt^ft de clocher en clocher 'jusqu'aux toUrs Notre-Dame. »

De Cannes à Grenoble, la petite troupe he refleontjpa pas lin obstacle, c Citoyens, disait l'Empereur ^m. pajrsaaSi je

1. Un peUt montimètii indique la i>l«og <^ Kapoiém pvm$ ImnaiL

ET LES GBNT-JOCJRS (18U-1815). 655

t^mpte sur le peuple, parce que je suis Thomme du peuple.» Il avouait franchement qu'il s'était trompé en roulant donner à la France Tempire du monde, ne parlait que de paix et de tibèrté, promettait une constitution et des garanties. Près de Grenoble il rencontra les premières troupes envoyées contre lui. Il s'avança seul et dit : « Y a-t-il quelqu'un d'entre vous qui veuille tuer son Empereur ? > Les armes tombèrent des mains des soldats, qui répondirent par un immense cri de Vive V Empereur l Labédoyère lui amena le 7« de ligne ; chaque soldat avait repris sa cocarde tricolore, religieusement gardée depuis dix mois au fond des sacs. Dès lors la route ne fut qu'un triomphe : à Grenoble, les habitants enfoncèrent eux-mêmes les portes de leur ville pour le laisser entrer; à Lyon, où il arriva le 10, accueil aussi enthousiaste. Il n'y resta que jusqu'au 13 et y reprit l'exercice du pouvoir souverain; Ney, parti de Paris tout dévoué au roi, vit ses régiments céder à Tentraînement universel et vint lui-même rejoindre à Auxerre son ancien chef. Le 20 mars. Napoléon rentrait aux Tuileries, que Louis XVIII avait quittées la veille. Pas un coup de fusil n'était parti pour défendre les Bourbons, pas une goutte de sang n'avait été versée pdur le rétablissement de l'Empire ; c'est que cette révolution inouïe ne sortait pas d'un complot, mais d'une conspiration universelle.

lies Cent-^our* (80 main-dSiain). — Les événements accomplis depuis une année avaient appris à Napoléon qu'il avait laissé en dehors de son gouvernement une des forces vives de la France, l'esprit de liberté. Cette force, il voulut la ressaisir, et, pour donner un gage aux libéraux, il confia le ministère de l'intérieur à Carnot, républicain intègre. En même temps, il supprimait les titres de noblesse féodale» brisait les entraves de la presse, rendait la nomination des maires à l'élection ; il disait à Benjamin Constant : t Je ne suis pas seulement, comme on l'a dit, l'Empereur des sol-* • dats, je suis celui des paysans, des plébéiens, de la France. Aussi, malgré tout le passé, vous voyez le peuple revenir à moii II y a sympathie entre nous, parce que je suis sorti de ses rangs; ce n'est pas comme avec les privilégiés.... Mais je ne veux pas être le roi d'une jacquerie. S'il y a des moyens de gouverner avec une constitution, à la bonne heure I... Voyez donc ce qui vous semble possible ; apportez-moi vos idées. Des discussions publiques, des élections libres, des

66d LA PRE^MliRG KË9f AimAVlON BV L1IS> C^T-JOURS.

cèM ... Je ne bais point<laitebei1i&. -^i rai>éceurli«lQi«iqW§lîf bbsttdtfib tût t(fïd^'\tt^ts î^hiiMimaaM'daa^ vietllïs; on nV6t t>lQâr à'quarànt^^oinq.ans.ce 4|«^/Qif lâ^aMr! ii trente, le repos d\iiy roi constitiftioÉDeli.peutH]» «q«¥#ihi% Il côâVietidra' pto' sûreinènt ëncar^i à moii lUa ;'.»: ^v > . i . ( , . j ^ L*Acte additionnet auxi coàsiitiEfciQna de i rEQ^pre^ i qu^/r^ férTne les principales didpositioD^ de k€biavtoi; dej^^ Qpi^il^

* ' ' ' ■ M(*pamèrït du ifoire' Wàttj- " ■ '< -• 'jMImI M., ..,(

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1, Benjamin Constant, ^^frioiV«* ««r ' ^èii ' C*H<'-/(Hir*.' Cfetté oobvérsatioft en- riifppelle une antre du CQinmënèeknemft dAâSIS, ep^e r^|i^i»ereur etje ^a)te,4aN*rhonne, où queiq-jàs-u^ep de ces pensées, surtout la dernlèrâ, se retrouvent. (.so«rff»iir.i ca)itcmpomtïi'd*hiMù^ei'm littérature, de M. «men>4ilûi,.tK ^«î.) .■,. .1. .. ..,;,,!..!,., ..n,..,.-.rih .,.(, .

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