DON JUAN. — LES GRANDS JOURS
de l'argent ou par menace, ou par prière. Il ramassait des hommes pour ramer aux galères. Il en vint jusqu'à acheter des forçats turcs, juifs, grecs, même des catholiques. Nul présent ne lui était plus agréable qu'un forçat. Les intendants le savent bien ; ils poussent, pressent les tribunaux pour qu'ils fassent plus de galériens. Trois lettres d'intendants (4 662) témoignent de leur zèle. Non contents d'exciter les juges, ils se mettent à juger eux-mêmes. Une louable émulation s'établit entre eux et les procureurs généraux. Ceux-ci, à Bordeaux, à Toulouse, écrivent au ministre la joie qu'ils ont d'augmenter les forçats, parfois aussi la confusion qu'ils ont d'offrir au roi si peu de galériens. On prend pourtant tout ce qu'on peut, des mendiants, des gens trouvés en contravention pour le sel, des en&ots de quinze ans^ enfin,, des huguenots qui, auœ processions y g/urdetu kohapeauisur laUte (26 juia 1662). Voilà uoe mine excellente) et qui promet..On nemanquem point defovçat^.