CRÉATIONS DE COLBERT
char du roi, et, quoi qu'on opposât, répondait de passer dessus.
Quand CharleS'-Qu^Q^f après Pavie, Muhlberg, eut dans sesiaains franQois P" et les chefs protestants, il méprisa l(Euaropeeteut envie da Tempire turc. Quand Philiptpe U, apnès tépa»te,, voulut conquérir TAngleterre, il trouva que e'éliait chose trop sitafie^ voulut conquérir la Baltique d'où partiraient ses flottes. Tel et plus fier encore fut Lûuta XIY après cette surprise de deux provinces, conquérant sans combat, et vainqueur sans victoire. Dans les ims &m qui sui^ent^. oa le voit désirer» embrasser je ne sais cQmbiea de* choses immenses et les plus divergentes :
1° La succession i* Espagne, U m veut au moins le meilleur, le moins usé^ comme la Flandre, en donnant Tos, IXspagne à Léopold.;
1** VélecUm d'Ailemagtu. Ce Léopold tout jeune, moins âgé que lui de quatre ans,, le roi prétend lui succéder, et il v« tout à Theure acheter la voix de la Bavière pour la jftiture élection ;
3^ L'Empire turc se conduit mal à notre égard, et trouve nauvais que nos Fcaoçais, en Hongrie, à Candie, soient toiijouifs pour ses ennemis. Le roi (1670) va faire lever das plans de rArcbipet, s'emparer de ses lies peut-ôtr^ éû chemin de Constantinople ;
V Mais phifi près les vrais mécréavUs^ ce sont les pro^ testants. Donc, à eux la première croisade. Toute la question est de savoir s'il faut d'abof d convertir Y Angleterre k niaia armée ou frapper la Hotiandê.
Pour résumer, le roi, monté comme k la pointe de cette création immense et subite de Tindustrie et de la guerre, isgaitdait la terxe à ses pieds, et se demandait seulement i» qu'il daignerait prendre. Il se devait au monde, et^ de ee qu'il était roi da France, il ne s'ensuivait qu'il dût refuser le bienfait de son gouvernement à tant d'autres na-