‹ Histoire de France, Volume 13Chapitre 40 sur 96 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Gaerre de Hollande. 1672.

Ce fut plus qu'une guerre étrangère. La Hollande était France. Nos rois Tavaient soutenue. Notre meilleur sang y avait passé. Nous y étions plus que chez nous. On vivait ici, on pensait là-bas. Les Hollandais parlaient français. Dans les rues, les jardins d'Harlem, le long des canaux de Rotterdam, nous n'entendions que notre langue, et vous vous seriez cru dans votre pays, dans une France, — une France libre, celle-ci, une France de sagesse et de raison.

Un Français de la Haye trouva, sous les ombrages de son Bois vénérable, le mot de la pensée moderne qui en a commencé tout le mouvement : a Je pensSy donc je suis. » Nulle raison d'être que la libre pensée. Un Français d'Amsterdam dit le premier mot de l'émancipation, ouvrant son livre ainsi : a Les peuples ont fait les rois. »

Qui fécondait cette France de Hollande? L'admirable sécurité <le ce pays^ la protection généreuse qu'il offrait à toute la terre. Pourquoi Descartes aima-t-il ses brouillards plus que le soleil de Touraine? Demandez à Rembrandt. C'est lui qui fait sentir encore la chaleur du foyer béni, où la libre pensée, jouissant d'elle-même, se mirant aux. lueurs de la réflexion concentrée, vît cent choses profondes que ne voit pas le jour du ciel.

Jl jemUeigulà âevfiiy«rtde iltolkuMle, à sa ilumièveitouH ^aAl^ lafoatufQyialtdixdrk^ se «oit livrée ipl us veUiiitiers, Elle réitèk à Sjv^wimerdam te sdisni d»S)petites ifies et de Jâttr£ ittétain4»i;phoAes« EUe^ouiire à^fit&afiUiiJiiieQsaiiIre iofiQJi, le .ai]y6tàr6 de iiouleuf (qui Sà\l M ifanate, ^toa 'isharitte ^ât sûh scmpir. iQifteUeifioéflie se>idÂKai pdéti(|iie>an face de celle-ci? quelle fiction se soutiendra devant ^ices enchanieoiântsileila ivédrité.?

ftembrandt.aait Jbiea qu'il jik pas J^efiainjdliuMfioer'Ae .vaines(flierii€ilkfi«. 11 (tauiiBe ie»dâft à i&lMnta«âie..!ll>aa que iaive«dûs>diabla& dfi MilU>H,idâ6.Iiteiûa de vBhakflptûie. Jloe £fta[iiU^,iuAir»yânide liiAii*èm« ât pas manie un myi»n, judedârniàse luaur ide Uàtpe ^iat, avactoeJa âLprand de £(BU£. (Daiisiui»tdeiûe6rtable«ua.,<b vieiUâidajue écautetou s'endort, la jeune lit la Bible; jeiltre leUefi d'iâttfiaat.dan&lé .berceau. Mais oùd4>iiC'e8tile)pèra?.ÂJMûnt. P6ul<-étre iaux lnde6.?t£t^ s.'il était Jiâyé9,qu'advlândrait>rildâ eedoiuxaud, fiiibien {ar^aagé «par .deux fôoioies? Yj^aiment, je ne jsmàs .pas itranquUle. Les v^jaybs 'de nier gpoodaat autour^ au .j»eutrétrQ,.6e ^e j'entends, c'est .un looéan plufr sauvage, llborceuf de^L'iu^i^ion.

Yoità ^ca.qui.nia'tiiouble.àJ^ppffaûhe de i cette guexy^e,

x'est.gue le^vcaiio^c, ia .n)âisoi),i/inlériôur,/^ait iciJMen

splusqu'ailkeurfi. Jitc'iest-eelaïqiai «ta «âtreilétmijt. La mai-

.600 xious jrévàle tAut.Les iVBstes {galel^as 4tk Vjàjà ^amjfe

>dansies,€MteauxidU(£HQyen 1^^ llûs^'CaseIlaei»^enauytta£es

que le xvii" siècle fait en France et partout, dîsrent assez. la

nie .eaùaoaauniate,<le ipéle-fuiâle .mîsûrable où J'on ¥ivait.

C'est lar4, bieActar4, .va£s.Ia.â&>âe Louis £1Y, qu'on ima -

«IgineJ'iQbœur^ajUKe-TSûlfât ia^n^^ sausies tcâteiiinan-

jiarde sans^iabeminée;, où .greloUe ie domestique,, .la JUe

i(j]aal gardé§) i|ui,gàle et ^Goud dans lesiiults. de jaavier^JLl

^.ai<iij^de«là^àJla.bonneina^n. hollandaise. .Quelle am-

^n? Jrèarfkauwe sauvent» «toi^jouys tcàs^bonne : ;uue

xbaumiàrè^vec jsa cigogne et .ses lOids d'hirondelles^ «la

Page 1