‹ Histoire De France Volume 14Chapitre 79 sur 341 · Damont, Corps diplomatique, t. VII, part. 2, p · texte numérisé non relu

Damont, Corps diplomatique, t. VII, part. 2, p

(1690) GUERRE DE PHIÉMONT. 433

l'autre côté des Alpes ‘. Vicior-Amédée mit aussitôt en liberté tou ce qui restait de Vaudois dans ses prisons, fit arrêter l’'ambassadeur de Louis XIV et tout ce qu'il y avait de Français à Turin, et commença les hostilités. Louis avait donné envers Gênes l'exemple de ces violations du droit des gens.

Catinat s’avança sur Turin avec une douzaine de mille hommes; mais il n’était point en mesure d'entreprendre le siége de cette grande ville et ne put empêcher Victor-Amédée de réunir cinq ou six mille soldats qu’il avait sous la main à dix mille Hispano- Lombards arrivés à marches forcées du Milanais (mi-juin). Les deux petites armées se tinrent longtempsen échec auprès de Carignan et se renforcèrent chacune de leur côté. Catinat fit ravager de fond en comble, derrière lui, les vallées de La Luzerne et d’Angrogne, pour ôter aux barbets tout moyen de subsister et de s’établir sur sa ligne de communication. La guerre se faisait, d'après les instructions de Louvois, avec une rigueur qui rappelait, sur une moindre échelle, les cruelles dévastations du Rhin et qui offrait un douloureux contraste avec le caractère privé du général] français ?. Catinat, menacé dans son camp par les dispositions de l'ennemi, se replia sur lesmontagnes:et prit poste à Caours. L’ennemi tenta de couper ses communications avec un corps de réserve qui occupait le val de La Luzerne, et fut repoussé avec perte. Quelques jours après (17 août), Catinat ressaisit l'offensive et se porta sur Saluces par une marche de flanc en présence de l’ennemi, afin de lattirer au combat. Les alliés ne parurent que sur le soir, le commandant des auxiliaires espagnols ayant longtemps discuté contre le duc pour qu’on attendît les renforts allemands qui étaient en marche. Victor-Amédée voulut absolument

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