‹ Histoire De France Volume 15Chapitre 117 sur 327 · Il ne mourut qu’en · texte numérisé non relu

Il ne mourut qu’en

2. V. Mém. de d'Argenson, p. 312; 1825. — Journat de Barbier, t. I, p. 402; t. 11, p. 124 134. — Flassan, t. V, p. 76.

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aventureuse, pour n’avoir pas voulu subir l’ascendant de la raison ferme et active.

La conduite du roi avait été misérable en tout point dans cette occurrence : quelques-uns de ses familiers ayant essayé de prendre auprès de lui la défense de Chauvelin, il leur promit le secret vis-à-vis de Fleuri et manqua à sa parole. Un de ces seigneurs, le duc de La Trémoille, eut, dit-on, le courage de déclarer à Louis XV qu'il restait le serviteur du roi, mais qu’il renonçait à l'amitié de Louis‘. Ce n’était pas la première fois, du reste, que le roi jouait auprès du cardinal le rôle d’un écolier félon qui dénonce ses camarades après leur avoir promis de se taire. Le précepteur de Louis XV n’avait que trop bien réussi à étouffer en lui toute dignité virile : Louis était resté longtemps un grand enfant maussade, qui ne devint homme que par le vice. £

L'exécution des préliminaires de Vienne fut consommée dans le courant de 1737 : le duché de Bar, puis le duché de Lorraine, furent remis à Stanislas en février et mars; le duché de Parme fut livré à l’empereur en avril. La Lorraine regretta d’abord sa dynastie, presque aussi vieille que les Capets et associée à son sort depuis sept siècles ?; l’avant-dernier duc, Léopold, mort en 1729, avait, par une administration très-sage et très-paternelle, effacé en grande partie les traces des longs malheurs attirés sur la province par son grand-oncle le duc Charles IV. Le nouveau prince, Stanislas, consola bientôt les Lorrains en suivant les exemples de Léopold. Bienfaisant, affectueux, affable, protecteur de l’agriculture et du commerce, ami des lettres et des arts, il devait, à son tour, laisser une mémoire très-populaire : c’est à lui surtout que Nanci doit cet aspect monumental, cet air de petite capitale qui frappe les voyageurs. Il put faire plus que Léopold, grâce à la position toute nouvelle qui était donnée à la Lorraine vis-à-vis de la France : de voisine toujours suspecte et toujours opprimée, la Lorraine devenait protégée de la France, en attendant qu’elle devint tout à fait française : dès 1738 (août), une déclaration du

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