‹ Histoire De France Volume 15Chapitre 280 sur 327 · XV. i · texte numérisé non relu

XV. i

nitivement refusée au Hanovre, à moins qu'il n’accordât aux Français le libre passage pour aller en Prusse et une place de sûreté. La Pompadour dépassait ici les vœux de Marie-Thérèse, qui eût consenti à la neutralité du Hanovre; mais tous nos généraux de cour, avides d’une gloire facile, trouvaient maintenant qu’on ne pouvait envoyer trop de forces en Allemagne.

Quand le cabinet autrichien vit la France bien disposée, il saisit la fortune aux cheveux et voulut s'assurer, par un engagement frmel, que ce grand feu ne s’éteindrait pas après le premier effort. Un second pacte entre Versailles et Vienne fut donc signé le jour anniversaire du premier (1° mai 1757). On fit souscrire à Louis XV la promesse d'entretenir cent cinq mille combattants pendant tout le cours de la guerre, plus, de solder dix mille Bavarois et Würtembergeois pour le compte de l’impératricereine, et de payer à Marie-Thérèse un subside annuel de 12 millions de florins d'Allemagne. Marie - Thérèse ne s’engageait qu’à entretenir quatre-vingt mille soldats. La guerre ne devait cesser qu'après que Frédéric aurait perdu, avec la Silésie, Glatz, Crossen, Magdebourg, Halberstadt, la Poméranie, Clèves, Gueldre, etc. L’impératrice aurait la plus grosse part des dépouilles, et, après elle, la Suède, la Saxe, le Palatin, etc. La France et l’Autriche verront volontiers qu’un prince de Saxe soit élu en Pologne àprès Auguste III : elles paieront à Auguste IIT un subside de compte à demi. Quand l’impératrice sera assurée, par un traité définitif, de la Silésie et de toute sa part de conquête, elle cédera à la France Ostende, Nieuport, Furnes, le fort de Knocke, Ypres, Mons, Chimai, Beaumont. Provisoirement, les places maritimes d’Ostende et de Nieuport seront remises à la garde de la France. Le reste des Pays-Bas autrichiens passera à l’infant duc de Parme en échange de son duché, qui sera cédé à l'Autriche. La postérité de l’ex-duc de Parme, devenu souverain des Pays-Bas, venant à s'éteindre, les Pays-Bas retourneront à Marie-Thérèse où à ses héritiers, moins le Tournaisis, qui sera cédé à la France. Luxembourg sera rasé. La succession des Deux-Siciles, promise par le traité d’Aix-la-Chapelle au duc de Parme si le roi des Deux- Siciles devenait roi d'Espagne, est garantie, dans ce dernier cas, au fils puiné du roi des Deux-Siciles, pourvu qu'il cède les Pré-

Page 1