‹ Histoire De France Volume 15Chapitre 316 sur 327 · XV · texte numérisé non relu

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toutes ses conquêtes. La restitution des anciens établissements de l'Inde n’était pas purement gratuite, car un brave marin parti de l’île de France, d'Estaing, s'était emparé, en 1760, des florissants comptoirs anglais de l’île de Sumatra. L’Angleterre, comme conséquence du droit de pêche à Terre-Neuve, qu’elle reconnaissait à Ja France, cédait les petites îles de Saint-Pierre et de Miquelon, pour servir d’abri aux pêcheurs, moyennant qu’on ne les fortifiât ‘pas : il n’était plus question des conditions de surveillance réclamées naguère par Pitt sur ces iles; mais Dunkerque, par une douloureuse compensation, devait être remis dans le même état qu'avant la guerre, et les ingénieurs anglais avaient droit de venir s’en assurer! — La France et l’Angleterre évacueront, aussitôt que possible, tout ce qu’elles occupent dans l’Empire et s'engagent à ne plus fournir aucun secours à leurs alliés respectifs qui resteraient engagés dans la guerre d'Allemagne. La France évacuera sur-le-champ Ostende et Nieuport. Elle rènonce implicitement à redemander les vaisseaux pris avant la déclaration de guerre. L’Angleterre rendra Belle-Isle lors du traité définitif. — Le calinet anglais, sentant l'extrême difficulté de s’y maintenir, avait déjà fait sauter les fortifications.

Quant à l'Espagne, elle renonce à toutes prétentions sur la pêche de Terre-Neuve. Elle s'engage à laisser les Anglais couper du bois de Campêche dans la baie de Honduras, pourvu qu’ils démolissent les fortifications qu’ils y ont élevées. L’Angleterre rend la Havane et tout ce qu'elle a pu prendre ailleurs. L'Espagne lui cède la Floride et tout ce qu’elle possède à l’est du Mississipi.

Cette cession complétait le vaste empire anglo-américain , qui s’étendait sans interruption depuis le Labrador et la mer d'Hudson jusqu’à l'embouchure du Mississipi. Cet empire ne devait pas être de longue durée.

L'Espagne et le Portugal se rendaient ce qu’ils avaient pu s’enlever l’un à l’autre, clause à l'avantage des alliés de l'Angleterre !.

Enfin, par une convention secrète signée le même jour que les préliminaires, le roi de France promettait la Louisiane au roi d'Espagne, pour le dédommager de la perte de la Floride et de l'impossibilité où l’on était de rendre Minorque à l'Espagne. Une

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