‹ Histoire De France Volume 16Chapitre 221 sur 346 · list de la dernière guerre, t. Il, p · texte numérisé non relu

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go LOUIS XVE (1779!

L'irritation devint générale contre eux. Le Danemark se plaignit et n’obtint qu’une réparation très-insuffisante. Le roi de Suède fit mieux que de se plaindre : il arma, et imposa par cette énergique démonstration (avril 1779). La Hollande se plaignit comme le Danemark-et arma comme la Suède; mais ses paroles et ses actes ne lui valurent que de nouveaux affronts. L’Angleterre comptait sur la criminelle connivence du pouvoir exécutif, de ce Nassau dégénéré qui vendait sa patrie en échange de l'appui que lui donnait le cabinet de Saint-James contre les amis de la liberté. Non-seulement elle ne respecta pas davantage la neutralité hollandaise, mais elle somma impérieusement les Provinces-Unies de renoncer à cette neutralité et de lui fournir les secours stipulés par les anciens traités d'alliance (juillet-novembre 1779). La France réclamait non moins péremptoirement l'entière observation de la neutralité, à laquelle les Provinces-Unies avaient dérogé en admettant le principe anglais qui qualifiait de contrebande de guerre les munitions navales destinées à la France. Les mesures restrictives adoptées en représailles par le gouvernement français contre le commerce hollandais portèrent leurs fruits : la ville d'Amsterdam, puis la plupart des villes de Hollande, puis une partie de celles des autres Provinces-Unies, se prononcèrent successivement en faveur de l'entière neutralité et des vrais principes du droit maritime. Le parti républicain , relevé et soutenu avec autant d’habileté que d'énergie par l'ambassadeur français, La Vauguyon, qui ne ressemblait guère à son père, Le funeste gouverneur de Louis XVI, fit, malgré la faction du stathouder', convoyer les vaisseaux marchands par des escortes armées. Le 31 décembre 1779, un convoi escorté par quelques vaisseaux de guerre hollandais fut arrèté dans la Manche par une escadre anglaise. Le chef d’escadre hollandais fit feu sur les agresseurs pour constater leur violence et sa résistance; puis, trop inférieur pour pouvoir livrer bataille, il amena pavillon et suivit à Spithead ses navires de commerce emmenés par les Anglais. Les bâtiments de

1, Flassan remarque, comme une circonstance rare dans l’histoire diplomatique, que La Vauguyon « ne donna pas la plus légère somme d'argent pour gagner ou cotrompre personne, et ne conquit la supériorité au parti français que par la voie de la persuasion, — Flassan, t. VII, p. 289.

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