J. Reynaud, Encyclop. nouv., art. CONDORCET
2. Dans son livre de l’Influence de la Révolution d'Amérique sur l’Europe, il condamne la maxime, trop répandue chez les républicains anciens et modernes, que le petit nombre peut être légitimement sacrifié au grand. — Mélanges économiques, t. II, p. 545; Guillaumin. — En même temps, partisan de l’unité politique, il publie, en 1781, une réfutation de Delolme et une critique de la constitution anglaise, Comme Franklin, comme Turgot, qui allait plus loin, beaucoup trop loin, et qui confondait le législatif et l’exécutif, il combat le système des deux Chambres et doit appliquer plus tard à la République ce principe d'unité que d'Argenson et Turgot appliquaient à la monarchie. Unitaire entre tous, après de nobles et stériles efforts afin d'empêcher la fatale scission des Jacobins et des Girondins, il ne sera confondu par des passions aveugles avec le parti accusé de fédéralisme que pour avoir courageusement réprouv la violation de la Convention nationale au 31 mai et protesté contre la Constitution de 93, comme ouvrant la porte au fédéralisme.
3. Réflexions sur l'esclavage des nègres, 1781. 4, Il ne faut pas toutefois repousser d’une manière absolue les tentatives des ma-