‹ Histoire De France Volume 16Chapitre 305 sur 346 · Bachaumont, t. XXXV, p · texte numérisé non relu

Bachaumont, t. XXXV, p

2. C’est le fabuliste, plus connu comme ami des lettres que comme personnage politique.

3, Bachaumont, t. XXXV, p. 407. — Droz, t. II, p. L2.

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théâtre de rassemblements où l’on donnait la chasse aux mouches de la police et où l’on manifestait l'esprit le plus hostile. Les clubs, cercles de lecture et de conversation empruntés à l'Angleterre depuis 782, passaient par-dessus la défense qu’on leur avait faite de s'occuper de politique et devenaient les foyers d’une opposition qui soutenait celle de la rue. Le ministère ferma les clubs. Le 27 août, le parlement, du lieu de son exil, lança un nouvel arrêté plus violent que les précédents. Deux jours auparavant, Brienne, sous prétexte de la nécessité d’un pouvoir concentré en présence d’une situation aussi tendue, s'était fait nommer principal ministre. Les maréchaux de Ségur et de Castries refusèrent de reconnaître sa suprématie et donnèrent leur démission. C'était l'honneur militaire de la vieille France qui s’en allait. L’ignominie extérieure arrivait avec l’anarchie du dedans. Le gouvernement, aux prises, à l’intérieur, avec les vieilles corporations, ployait honteusement devant l'étranger.

Dans les derniers temps de M. de Vergennes, la diplomatie française avait déjà reperdu bien du terrain : la considération, toutefois, se soutenait encore. Elle se ruira rapidement après lui.

Vergennes, par de traité de commerce de 1786, avait réussi à faire en sorte que l'Angleterre eût intérêt à ne pas nous faire directement la guerre, mais il n’était point parvenu à l'empêcher de nousla faire partout indirectement par la diplomatie. À l'instant même où Pitt remplissait la tribune anglaise de si belles paroles contre les haines internationales, il mettait son principal soin à miner partout les alliances et les intérêts de la France. Irrité du pacte commercial de la France avec la Russie, il s’en vengea en Turquie. Secondé par le gouvernement prussien, qui était tombé complétement sous sa main depuis la mort du grand Frédéric, il affecta tout à coup un grand zèle pour le maintien de l'empire othoman, jusque-là si complétement livré par l'Angleterre à la discrétion des Russes, et poussa les Turcs à reprendre l'offensive, afin que la France perdit l'alliance commerciale de la Russie si elle soutenait les Turcs, ou vît anéantir son influence dans le Levant si elle ne les soutenait pas. Les agents anglo-prussiens promirent au Divan d'armer le roi de Suède et de soulever les Polonais contre la Russie. Les Turcs, se croyant menacés par le fameux voyage

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