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Flassan, t. VII, p

2. Les assemblées des deux degrés supérieurs, de l'élection et de la province, ne devaient être représentatives qu’à partir de 1791, le roi nommant jusque-là moitié des membres, qui se complétaient ensuite eux-mêmes. — V., comme spécimen, le

Règlement sur la formation des assembléés de Champagne, ap. Anciennes Lois françaises, t, XX VIII, n 366: 23 juin 1787,

lement de Bordeaux alla jusqu’à défendre à l'assemblée provinciale du Limousin de se réunir. Il dépassa en hardiesse le parlement de Paris : exilé à Libourne, il refusa d’enregistrer les lettres de translation, comme illégales.

Les choses, poussées si avant par les cours provinciales, semblaient s’apaiser en ce moment entre Versailles et Troies. Le ministère avait peur; la majorité du parlement de Paris s’ennuyait de l'exil et s’inquiétait des suites ; Brienne fit des avances; la majorité ne les repoussa point et l’on aboutit à une transaction sans logique et sans dignité. Le ministère retira les édits du timbre et de la subvention territoriale, proclamés naguère indispensables au salut de l’état. Le parlement, tout en déclarant ne pas se départir de ses arrêtés, enregistra le rétablissement des deux vingtièmes, à savoir : le premier indéfiniment, et le second jusqu’en 1792; lesquels vingtièmes seraient désormais perçus, « sans distinction ni exception, sur l’universalité du revenu des biens qui y sont soumis (19 septembre 1787)". »

Le pouvoir royal et le parlement sortaient tous deux amoïindris d’une lutte où il n’y avait eu que des vaincus. L'opinion salua comme une victoire le rappel du parlement. La jeune basoche et la multitude turbulente qui lui servait d’auxiliaire firent illuminer les alentours du Palais en cassant les carreaux des maisons qui n’obéissaient pas. On brûla Calonne en effigie sur la place Dauphine; on promena au milieu des huées d’autres mannequins représentant le ministre. Breteuil et l’amie de la reine, la duchesse de Polignac. Peu s’en fallut qu’on ne traitât de même l’image de Marie-Antoinette. On sentait frémir dans la foule des sentiments violents qui ne cherchaient qu’une occasion d’éclater. La capitulation avec le parlement était un misérable expédient et non une solution. L’orage grondait partout; toutes les âmes avides d’action aspiraient l’électricité qui remplissait l’espace. « Du chaos tranquille, » écrivait Mirabeau, «la France a passé au chaos agité : il peut, il doit en sortir une création.» Et Mirabeau, qui n'avait pas été appelé aux Notables et qui sentait sa destinée dans une plus grande assemblée, pous-

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