‹ Histoire de Frédéric le Grand (volume 2)Chapitre 15 sur 22 · II · texte numérisé non relu

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7. Y uyufit parmi les articles dei points d'engagcmeni qui ne regardent proprcniunl que les deux cours impériales, principalement contractantes, ils tâcheront d'obtenir que le lioi eu soit dispensé, ou qu'ib soient tempérés pour Sa Majesté, comme aussi que toute guerre future entre l'Italie soit exceptée, ainsi qu'elle Test déjà dans le traité avec la cour de Vienne.

8. Le premier et le quatrième des articles secrets étant les plus difûciles et onéreux, si le Roi y accède dans leur sens et étendue, les deux cours impériales ne sauraient trouver à redire que Sa Majesté demande, outre plus de proportion dans les engagements, qu'ils renferment des conditions et avantages réciproques.

9. A l'égard du premier article secret, qui concerne la garantie des possessions du grand-duc de Russie, comme duc de llolstein SIeswîck et de sa maison ducale, l'impératrice de Russie voudra bien considérer les grands ménagements que le Roi a ii garder pour la cour de Dtuemarck, à cause de son parentage et droit de succession éventuelle ; et ainsi ladite souveraine, aussi bien que l'Impératrice-Reine et l'Empereur, son époux même, q^ refuseront pas en échange, au Roi et à postérité, la garantie de la succession due avec le temps à un prince de la Maison électorale de Saxe sur le trône de Danemarck.

10. Pour ce qui est enfin du quatrième article secret, qui regarde des mesures éventuelles et plus fortes contre une nouvelle attaque soudaine et inopinée du roi de Prusse, le Roi reconnaît en cela la sage prévoyance des deux impératrices, en son^^eant de loin à se concerter et s'entr'aider avec force, si, contre meilleure aUente, et malgré la plus scrupuleuse attention de leur part pour l'observation de leurs traités avec ledit prince, celui-ci se portait à envahir les Ëtats de l'une ou de l'autre, et le Roi est asse? porté à concourir en ce cas aux mêmes mesures; mais, comme il est le plus exposé au ressentiment d'un voisin si redoutable et inquiet , témoin la triste expérience que Sa Majesté en a eue en dernier lieu. Leurs Majestés impériales ne pourront pas trouver étrange que le Roi, avant d'entrer duns un pareil engagement nouvi'au, éventuel et étendu , prenne mieux ses précautions, tant pour sa sûreté et défense mutuelle que pour en être dédommagé et récompensé h proportion de ses efforts et progrès contre un tel agresseur.

ii . A celte fin, le comte de Vicedom et le sieur de Pezold demanderont aux ministres pléni|K>lentiaires impériaux , i** quel nombre du

lroup€8 leurs souveraines désirent, pour lel cas, du Roi, el lui ofTrenl en échange pour Tassisler de pari el d'aulre; el 2** que ce secours désiré du Roi ne soil pas disproportionné aux forces de son armée; 3« que les deux cours impériales en promellent le double au Roi; 4° que les deux impératrices s'engagenl à lenir chacune pour le moins un tel corps de leurs troupes en étal mobile et prêt à marcher au secours de Sa Majesté, d'un côlé sur les frontières de Prusse el de Taulre en Bohême; qu'elles s'obligent à faire participer le Roi des prisonniers, dépouilles el conquêtes qu'elles feront ensemble ou séparément sur l'agresseur, el par Ih ennemi commun.

il. Par rapport à ce dernier poinl el partage de conquêtes à faire, les ministres plénipotentiaires du Roi auront k demander au ministre de Russie les oflres de sa souveraine el k déclarer, relativement à l'impéralrice-rcine de Uongrie et de Bohême, qu'en tout cas, et si cette princesse , de nouveau attaquée par le roi de Prusse , parvenait à reconquérir non-seulement la Silésie el le comté de Glalz, mais aussi k resserrer cet agresseur dans des bornes plus étroites; le roi de Pologne, comme électeur de Saxe , s'en tiendrait au partage stipulé entre elle et Sa Mi^esté, par la convention signée k Leipzick, le 18 mai 1745, dont le résident Pezold a reçu la copie par une lettre ministérielle du 14 novembre de la même année, excepté le troisième degré de partago y défini, dont Sa Majesté ne saurait se contenter, puisque, en cas que l'Impératrice-Reine ne pût parvenir qu'k conquérir, outre le comté de Glalz, toute la Silésie, de même que la principauté de Crossen avec le cercle de ZuUichau et les fiefs de Bohême possédés par le roi de Prusse en Lusace, il faudrait accorder éventuellement au Roi, électeur de Saxe, une part plus considérable k ces conquêtes que ladite principauté , le cercle el les tiefe ; sur quoi, Sa M^gesté attendra les offres de la cour de Vienne, el y fera négocier par le comte de Loss, souhaitant seulement que celle de Russie s'emploie k faire obtenir pour ce cas de l'Impératrice-Reine un meilleur partage au Roi, el en assure el garantisse ensuite k celui-ci l'acquisition.

13 Sur ce que dessus le comte de Vicedom el le sieur de Pezold prendront tout ad référendum , el ne concluront rien , avant que sur leurs rapports ils y soient autorisés par des ordres el résolutions finales du Roi.

14. Le reste est remis k leur prudence, dextérité elzèle pour le service el les intérêts et la gloire de Sa Majesté, qui les assure de sa pro-

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tection el de tes bonnes grâces, lorsqu'ils s'appliqueront à remplir avee loule l'cxaclilude duul ils sont cartables les points decoUe inslrucUon. Écrit à Dresde, ce 23 mai 1747.

Auguste, roi.

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