C. DE Ba
DE WaLTHBR.
N. IV. Traduction du mémoire présenté par Us ministres de Saxe à Pétersboury, le 14 (25*) septembre 1747.
Dans la conférence tenue avec nous soussignés, les 8 et 19 du courant, nous avons à la vérité déjà produit nos pleins pouvoirs, aussi bien que les déclarations el conditions sous lesquelles Sa Majesté le roi de Pologne, notre gracieux maître, comme électeur de Saxe, esl prêt d'accéder au traité d'alliance défensive conclu entre les deux coun imitériales k Pélersbourg, le 22 mai 1745, aussi bien qu'aux articles secrets el séparés du même traité, selon les ordres et instructions que nous avons reçus là-dessus.
Mais, comme Leurs Excellences messieurs les ministres des deux cours impériales, autorisés pour conférer avec nous, ont soubaité de recevoir de nous quelque chose par écrit, nous n'avons pas voulu manquer de récapituler ce qui suit :
1. Su Majesté polonaise reconnaît avec autant de gratitude que d'empressement l'amilié que les deux cours iuii>ériales ont voulu lui témoigner, en lui faisant communiquer ledit traité avec les arlidvi séparés el secrets, et en la faisant inviter d'y accéder; mais Klle se flalte en même temps qu'ayant tant de raisons importantes de s'absUnir, dans la crise présente, de tous nouveaux engagements, les deux hautes parties contractantes regarderont la facilité, que Sa Migesié témoigne dans cette occasion , comme une nouvelle marque de son amitié sincère et de sa parfaite confiance, et qu'elles en seront d'autant plus portées à régler ladite accession sur un pied que Sa Majesté suit non-seulement secourue sans perte de temps et suffisamment dans le cas existant, mais qu'elle puisse aussi jouir d'un dédomuiageuient convenable et d'avantages rét*ls pour sa concurrence réciproque el réctU;.
2. Dans cette confiance , Sa Majesté est prôte d*accéder purement nu corps du traité, en y ajoutant la seule restriction, qu'en retour du nombre de troupes auxiliaires que Sa Majesté, comme électeur de Saxe, s'obligera de fournir, les deux cours impériales lui stipulent le double, selon l'exemple désengagements qui subsistent déjà entre elles et Sa Majesté l'impératrice-reine de Hongrie et de Bohème. Pour ce qui regarde le nombre même des troupes auxiliaires à fournir par notre cour, nous avons ordre d'attendre là-dessus les premières ouvertures des deux hautes parties contraclantes. Cependant nous croyons, vu que le secours qu'on aurait k se fournir dans les cas ordinaires, sur lesquels roule le corps du traité, est déjà déterminé par les traités que Sa Majesté a déjà avec les deux cours, qu'on pourrait s'y tenir aussi dans la présente accession et se contenter de faire servir celle-ci à la confirmation des engagements précédents.
3. Les circonstances étant fort dilTérentes à l'égard des articles séparés et secrets, dont le premier et le quatrième méritent surtout une attention beaucoup plus sérieuse, nous sommes instruits par rapport au premier article, qui regarde la garantie des possessions présentes de Son Altesse Impériale le grand-duc de Russie, comme duc de Holstein- Sleswig, en Allemagne, de représenter les grands ménagements que Sa Majesté est obligée de garder envers la cour de Danemarck en considératoin des liens du sang et de la succession éventuelle qui lui compète , et de proposer par cette raison, qu'en retour de ladite garantie dont Sa M^gesté doit se charger, on lui accorde la garantie des deux hautes parties contractantes, aussi bien que de l'Empereur sur le susmentionné droit de succession éventuelle au trône de Danemarck, et qu'on reconnaisse en attendant ce droit
4. Quant au quatrième article. Sa Majesté approuve parfaitement les mesures sages et elGcaces que les cours impériales ont prises éventuellement pour le cas que Sa Majesté le roi de Prusse, malgré l'exacte observation de la paix conclue avec Elle, vint attaquer de nouveau hostilement les États de l'une ou de l'autre partie, et elle est prête d'y concourir. Mais, comme Sa Majesté a encore plus de raisons que les deux cours impériales d'y penser mûrement, et qu'Elle doit surtout considérer que, selon la triste expérience qu'elle en a eue en dernier lieu, le roi de Prussi* a pris le secours qu'elle était obligée de fournir à Sa Majesté l'impératrice-reine de Hongrie et de iJohènio, pour prétexte de lui déclarer la guerre; qu'en outre, l'électorat de
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5Uiie, par sa situation, est si fort exposé à son ressentiment, que, ti Elle n'était pas secourue sur-le-cliamp, il ne lui serait pas possible de se garantir par ses propres forces, contre les attaques subites qu'on a vu exécuter au roi de Prusse ; et enfin que, si l'on ne pourvoit pas, avant loule chose, à la sûrelé et à la conservation dudit électorat, les deux hautes parties contractantes souiïriraient ellus-mémcs un préjudice infini par la ruine de cet État ; en conséquence de ces considérations. Sa Majesté se flatte que les deux hautes parties contractantes reconnaîtront elles-mêmes la nécessité et la justice des conditions et modifications que nous sommes chargés de proposer, savoir: I^Que le nombre des troupes auxiliaires qu'on exigera de Sa Majesté ne soit pas disproportionné aux forces de son armée; 2* que chacune des deux cours imp^^riales promeUe le double h Sa Majesté; et, si cela ne suffisait pas, une assistance encore plus forte; 3» que les deux impératrices s'engagent h, retenir chacune pour le moins un tel corps de leurs troupes mobile et prêt k marcher au secours de Sa Majesté, d'un c6té sur les frontières de Prusse, et de l'autre en Boliéme; 4* que ces corps de troupes fassent une divi:rsion dans les pays les plus proches , dés liî moment que les Ëtats de Saxe seront attaqués, ou que la guerre sera déclaréi* contre ces États ; et cela, sans qu'on puisse exiger un concert pn^alable , malgré ce qui est statué k cet égard dans le corps du traité, aussi bien que dans l'article secret.
5* Que, dans le cas qu'une des deux cours impériales fût attaquée, Sa Majesté ne soit pas obligée de commencer les o|>érations avant que la seconde cour impériale n'ait commencé eflei^tivement à agir pour détourner l'efl'etde la prépondérance de Tennemi; ou que du moins le danger évident d'être écrasé tout d'un coup soit venu h cesser; G<* qu'on fasse participer Sa Majesté, en conséquence de l'article iO du traité, non-seulement au butin et aux prisonniers, mais aussi aux conquêtes qu'on |>ourra faire sur l'ennemi. Et enfin 7<* « que, comme Sa Majesté l'impératrice de Uussie a déclaré dans le quatrième article secret , que, dans le cas d'un secxMirs k prêter, ou d'une diversion k faire, elle n'avait aucun dessein de faire de nouvelles conquêtes, et que, par conséiiuenl, il lui sera indifliTenlde quelle fatjon Sa Majesté s'arrangera avec la cour de Vienne sur le partage éventuel et un dédomm.igemenl convenable , Sadile Migesté Impériale de Russie veuille bien npprou\er d'avance celte coiiveatioii et se* charge de la garantie. »
Pour ce qui regarde (V) l'article séparé, el le second , troisième et cinquième article secret, l'accession de Sa Majeslé à ces articles doit cesser par soi-même; d'un côté, parce que lesdits articles rouleutsur des engagements qui ne regardent que les deux cours impériales; el d'un autre c6té, parce que, en n'ayant pas communiqué à Sa Migesté l'article secrétissime allégué dans le troisième article secret, elles ont donné par Ih à connaître elles-mêmes qu'on ne demande pas la concurrence du Roi pour ces engagements, et que, pour le reste, on veut s'en tenir à ce qui a été stipulé antérieurement dans les traités qui subsistent entre Sa Majesté et l'une aussi bien que l'autre des deux cours impériales. Mais, comme dans le troisième et cinquième article secret, on a encore répété l'exception du casus fœderis, déjà établi dans le traité même, à l'égard des guerres futures d'Italie, et qu'on y a ajouté que, de la part de l'Impéralrice-Reine , la guerre présente avec la maison de Bourbon, et de la part de Sa Majesté l'impératrice de Russie une agression hostile de son empire du côté du Nord, ne doivent pas être censées des cas qui puissent empêcher ce qui a été statué dans le quatrième article secret, à l'égard d'une rupture de la part de la Prusse ; ainsi les deux hautesr parties contractantes no refuseront pas de faire aussi comprendre Sa Majesté dans cette stipulation.
Au reste, le Roi ne doute pas que les deux cours impériales ne trouvent dans toute cette proposition autant de preuves de son équité, de sa confiance et de son amitié sincère, et Elle se flatte d'autant plus de recevoir une réponse favorable, qu'Elle a mérité, par les malheurs qu'elle a encourus pour la cause commune, qu'à l'avenir on pourvoie d'autant mieux k sa sûreté el k son dédommagement. Nous soussignés, attendons ladite déclaration et réponse, pour pouvoir aller outre dans l'aflaire de l'accession. Saint-Pétersbourg, le 14 ^ septembre
Louis Sigefroi, cornue Vitzthum d'Eckêtadi.
Jean Sigismord de Pezold.
N. V. Dépêche du rai de Pologne au comte de Losê, à Vienne^ du îi décembre i747.
Monsieur le comte de Loss, vous vous souviendrez indubitablement de ce que, dès que les deux cours impériales de Vienne et de Pélen-
bourg lu'onl fail ioviter i»ar les comtes d'Ësterbazy et de Kesluchefl d'accéder au Irailé d'alliance dérensive, renouvelé entre les deux impératrices le 22 mai i745, je vous ai fail donner information de l'instruction envoyée Ik-dessus k mes ministres plénipotentiaires k la cour de Ilussie, où l'on était convenu que Taflaire do mon accession serait traitée. Ce fut le 23 mai dernier que je vous en lis donner part; et, sur ce que la cour où vous êtes tardait de vous communiquer le traité en question , j'ordonnai de vous en faire tenir uu mois de juillet suivant une copie, de même que de tous les articles sé|)arés et secrets qui m'avaient été communiqués par les ministres impériaux ici, k l'occasion de leur invitation. Les miens k Pétersbourg, après avoir déclaré en gros mes dispositions favorables pour l'accession et produit leur plein pouvoir, se sont tenus toujours prêts k enlrer en matière Ik-de»sus avec les ministres autorisés pour cela par les deux impératrices, sans avoir pu y parvenir plus tôt que le 8 (i9) septembre dernier, dans une conférence ; et, ayant été requis de donner leurs ouvertures par écrit, ils s'y sont encore prêtés moyennant un pro memaria^ signé le 19 (23) septembre, dont je vous fais joindre ici une copie sub A.
« Comme, en attendant que les deux cours impériales y fassent rél»onse iMur leurs ministres k Pétersbourg , et avantquejemedéterniiui) finalement Ik-dessus par mon acte d'occeMion, il m'importe de m'étn* entendu avec l'Impératrice-Reine sur le partage éventuel qui doit me revenir pour ma portion , en cas que cette princesse, de nouveau attaquée, contre meilleure attente, par le roi de Prusse, fasse, par le concours de mon assistance , des dépouilles et conquêtes sur lui , ainsi que cela se trouve expliqué plus en détail dans le douiième article de l'instruction susmentionnée, dont mes ministres k Pétersbourg furent munis le 23 mai a. c. Je vous cbarge de cette négociation, et vous autorise par le présent ordre; et mon intention est que ma conveniion, signée ci-devant k Leipzick \e i9 mai i745 avec la reine de Hongrie, dont vous trouverez ci-joint sub H la copie, pouvant servir de partage éventuel k ra\enir, excepté le troisième degré, ou en cas que la cour de Vienne ne put reconquérir, outre le comté de Glalz , que toute la Silésie, avec la principauté de Crossen , le cercle de Zullicliau et les fiers de Itoliême que le roi de Prusse possède en Lusace, vous demaiidio/. pour moi k rim|>ératrice- Heine une part plus considérable k ces conquêtes que ladite principauté, le cercle et les fiefs ; et que vous insistiez k ce tiuc cette princesse m'en fasse l'oflro, pour que je puisse
voir ensuile si ce serait de ma convenance d'y acquiescer. » En faisant l'ouverture k l'Impératrice-Heine et à son ministère conGdentde ma demande h cet égard, vous leur exposerez la justice et l'équité qu'il y a qu'on m'accorde une portion un peu plus avantageuse, pour me dédommager et consoler du sort malheureux et des pertes que j'ai essuyés à mon secours antérieurement prêté de toutes mes forces k Sa Majesté Impériale. Sur les rapports que vous me ferez successivement des progrès de votre négociation, je vous ferai parvenir mes ordres ultérieurs, priant en attendant Dieu qu'il , etc. Écrit k Dresde , ce 21 décembre
Auguste , rot.
Comte DE Brûhl.
Au ministre de conférence et d'État, comte de Loss, à Vienne.
N. \I. Extraii de Vavis du Conseil Privé de Sa Majesté polonaise au sujet de Vaccession au traité de Pétersbourg, donné le 1 5 août 1 7i7.
Nous sommes aussi du sentiment que le quatrième article secret va au delà des règles ordinaires, en ce qu'il y est déclaré que non-seulement le cas d'une agression hostile de la part de Sa Mi^esté prussienne contre Sa Majesté l'Impératrioc-Heine, mais aussi le cas d'une pareille agression contre l'empire de Russie ou contre la république de Pologne doit être regardé comme une violation de la paix de Dresde, et doit mettre Sa Majesté l'Impératrice-Reine en droit de revendiquer le duché de Silésie et le comté de Glatz. Si Votre Majesté approuvait cette stipulation par son accession, nos appréhensions de Sa Majesté prussienne augmenteraient beaucoup, et nous reconnaîtrions par là le principe, que nous avons d'ailleurs touyours combattu , « qu'une puissance auxiliaire doit être regardée sur le même pied que la puissance belligérante, etc. *»
N. VII. Extrait de Vams du Conseil Privé de Sa Majesté polonaise^ du 17 septembre 1748.
On a stipulé, dans l'article secret, qu'on regardera pour une violation de la paix de Dresde, non-seulement le cas où le roi de Prusse
atlaquerail Sa Majesté rimpérairîce-Reine, mais aussi toule agression contre l'empire de Hussie ou contre la répulilique de Pologne.
Si Votre Majesté approuvait donc, par son accession , un principe H apposé aux règles ordinaires^ le roi de Prusse, s*il venait à l'apprendre, pourrait lui imputer une violation de la paix de Dresde, etc.
N. Vlll. Extrait d'une apostille du comte de BrUhl au comte de Loss, à Paris^ de Dresde, lei^ juin 1746.
Quant aux deux points mentionnés dans la lettre de Voire Excellence, du 8 décembre, sur lesquels elle demande les ordres du lioi, je dois lui dire, au nom de Sa Majesté, que, quoique la prétention de la déclaration qu'un exige soit un peu exU'aordinaire, le Uoi permet cependant que Votre Excellence donne une déclaration pour assurer que le traité dont il s'agit ne contient rien de plus que ce qui est porté dans la copie allemande qu'on a communiquée, et que nous ne savons rien d'aucun article séparé ou secret; mais que, supposé aussi qu'il en existât, qu*on nous les communiquât et qu'on nous invitât à y accéder pareillement, la France pouvait être sûre que nous n'entrerions dans aucun engagement qui tendît à son offense, ou qui fût conUraire en façon quelconque k ceux que nous avons avec cette couronne.
N. IX. Déclaration du comte de Loss au ministre de France ^ 1747.
I.e soussigné, ambassadeur extraordinaire de Sa Majesté le roi de Pologne, électeur de Saxe, est autorisé de décluier, au nom du llol, sou maître, que le traité entre la cour de Vienne et celle de Pélersbourg, auquel Sa Majesté a été invitée d'accéder, ne contient rien de plus que ce qui est |)orté dans la copie allemande que l'ambassadeur susmentionné a eu l'bonneur de remettre k M. le marquis de Puyzieuiy sans qu'aucun article séparé ou secret ait été communiqué au roi de Pologne de la part des cours susdites. A quoi il a ordre d'ajouter que, en cas que cet article séparé ou secret existât, et qu'on invitât Sa Majesté polonaise k y accéder; qu'en ce cas, Sadite Majesté n'entrera en rien qui puisse U*ndrc k ofTenser le lioi Très-Cli rétien, ou qui puisse être C(»ntrairc, en faron quelronque, aux engagements qui subsistent entre le roi di- Pologue cl Sa Majrslé Très-Clirélienne, par le traité qui a été
conclu enlreeuxle 21 avril i746. En fol de quoi, j'ai signé cclledéclaralion, et y ai apposé le cachet de mes armes. Fait au camp de la C.rande- Commanderie, ce, etc.
N. X. Extrait de rinstruction du général d'Arnim pour sa mission de Péiersbourg, datée du 19 février 1750.
(6) Après cela, le général d'Ârnim peut insinuer qu'on se souviendrait de quelle façon Sa Majesté avait fait déclarer depuis longtemps, par ses ministres h Pétersbourg, le comte de Vicedom et le sieur de Pezold, son inclination d'accéder au traité de Pétersbourg, du 22 mai 1756, et qu'on avait trouvé que la question An? était si élroilement liée à celle du Quomodo? qu'on ne pouvait pas décider l'une sans l'autre.
(c) Que, dans la négociation sur la question Quomodo? on avait rencontré toutes sortes de difOcullés, comme cela parait plus amplement par le mémoire du ministre russe, en date du 3 janvier 1748, servant de réponse au mémoire des ministres du Roi, du 14 (25) septembre 1747, mais que Sa Migesté se flattait de l'amitié de Sa Majesté l'impératrice de Russie, et des bonnes intentions du ministère de Russie ; qu'on n'exigerait rien d'elle qui surpassât ses forces, et qu'on ne demanderait pas autrement son accession, que sous la condition qu'on ne la chargerait de rien qu'elle ne fût pas capable d'effectuer; qu*on lui promette, d*iin autre c6té, de la part des deux cours impériales, dans les cas d'une invasion hostile dans ses États patrimoniaux en Allemagne, une assistance prompte , sûre et suffisante , moyennant deux armées à tenir toujours préltîs sur les frontières respectives, et qui puissent d'abord la secourir ou faire une diversion selon l'exigence du cas, t et enfin, qu'on détermine positivement la part qu'elle doit avoir aux avantages qu'un pourrait remporter par un heureux succès des armes. •
N. XI. Mémoire remis au ministre de Russie, comte de KayserUng^ à Dresde, le 26 juin 1756.
Le Roi n'a pas hésité de déclarer déjk de bouche h Son Excellence M. le comte de Rayscriing les bonnes dispositions dans lesquelles Sa Miyesté se trouve relativement au traité définitif d'alliance et de garantie conclu k Pétersbourg, le 22 mai 1746, entre Leurs M^estét Impériales
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de Russie cl rimpéralrice-reine de Hongrie , auquel lrail6 le Uoi a élé invité d*accéder.
Celte dédaralion , joinle k tout ce qui a été donné à oonnallre en même lemps audil minisire de Uussie, lui sera encore en fraîche mémoire.
Tout comme on réitère expressément la même déclaration amicale» qui tend, entre autres vues salutaires, principalement k prouver la haute considération que Sa Majesté porte à Leurs Majestés Impériales et aux autres alliés, et le cas qu'elle fait de leur amitié.
Ainsi Sa Majesté ne met non plus le moindre doute dans les assurances si souvent données et réitérées de la précieuse amitié de Sa Majesté rimpératrice de Russie qu'elle ne veuille, en échange, à l'occasioa de l'accession dont il s'agit, pourvoir préalablement et suffisamment à la' sûreté des États héréditaires de Sa Majesté, et eflectuer la même chose près des autres alliés.
Dans celte attente, Sa Majesté fera iK>urvoir au plus tôt son ministre à la cour de Russie des instructions nécessaires pour entrer plus avant en matière , et conduire la négociation dont il s'agit k une heureuse fin.
C'est de quoi l'on n'a [las voulu manquer de Taire part k Son Excellence le comte de Rayserling , |)our qu'il en puisse informer sa cour, etc.
Dresde, ce 2G juin i 751.