‹ Histoire de Frédéric le Grand (volume 2)Chapitre 5 sur 22 · II. U · texte numérisé non relu

II. U

I7&0 cirronspection de son principal adversaire^ il cpnserva la supériorité en jcampagne '; toupie la Saxe^ excepté un étroit rayon autour de Dresde , était en son pouvoir.

Afin de réparer ses pertes, le Roi se fit rejoindre par toutes les recrues disponibles, et den^anda des renforts à Tarmée anglo-hanovrieone. Le prince Ferdinand lui envoya avec son peveu, ce prince héréditaire de Brunswich, blessé mortellement en 1806, à la bataille d*Iéna, un corps de quinze mille hommes, tant d'infanterie hessoise que de cavalerie anglaise, et trente pièces de canon.

Reprendre Dresde était pour Frédéric une conquête de la plus haifte importance : il parvint donc à réunir plus de quatre-yingt mille Jiommes aux environs de cette capitale. Quant à Daun, qui n'avait su donner aucunes suites à la journée de Maxen, pour couvrir Dresde, il se retrancha sous le canon de la place.

Bravant l'hiver et les j^laces de décembre, de part et d'autre, on campa et baraqua au milieu des frimas, car il fallait conserver ses positions. Cependant, afin d'obvier aux intempéries de la saison, Daun avait partagé son armée en trois divisions, dont la première campait, tandis que la seconde se reposait à Dresde, et qu^ la troisième cantonnait entre cette ville et Pirna. Chacune d'elles, à tour de rdle, se relevait toutes les vingtquatre heures.

La majeure partie des troupes prussiennes étaient distribuées près deWilsdruffet de Kesselsdorfi*, de ma-

* Jomini, Traité des grande» opérations miltloirei, tome UI.

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nière à pouvoir se rassembler en peu d'heures '. C'est n^» peut-être, chez les modernes, le premier exemple de deux armées aussi rapprochées Tune de l'autre, prolongeant la campagne malgré un rigoureux hiver.

Durant ce drame sanglanl;, les entreprises des Suédois en Poméranie et dans la Marche-Ukeraine ne furent qu'un bien pâle épisode. Manteufel, avec quelques bataillons de convalescents, leur fit repasser la Peene. Charles XII semblait avoir emporté au tombeau l'esprit guerrier de sa nation et le secret de la victoire.

Les Russes étaient repartis pour la Pologne.

^ €rimoard, fabkgM dfih vie et du régné de Frédéric le Grand.

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