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ttkd- Philippe V venait de succomber à la sombre mëlan-* colie qui depuis longtemps le consumait; assemblage bizarre de défauts et de qualités contraires, ce prince^ intrépide sur les cbamps de bataille, manqua d*ënergie dans la vie privée. Ne gouvernant jamais qu*avec d'autres volontés que les siennes, il fût roi sans régner, et bon sans faire beaucoup de bien. Néanmoins, malgré la faiblesse de ce prince, l'histoire de son règne offre plus d'une page glorieuse : la conquête d'Oran sur les Algériens; l'élévation de son fils atné don Carlos sur le trAne de Naples et de Sicile, trAno enlevé à T Autriche; la restauration de la monarchie espagnole, si dégénérée sous Philippe IV et sous Charles II : voilà des titres qui honorent sa mémoire. Fatigué du poids de la couronne, il l'avait autrefois dél)osée en faveur de don Louis, son premier fils. Quand ce prince ept cessé de vivre, Philippe reprit le sceptre par résignation, avec la môme répugnance que d'autres éprouvent à le déposer.
La mort de ce monarque ne présagea d*abord aucun changement dans l'union des cabinets de Versailles et de Madrid; Ferdinand VI, son successeur, paraissait vouloir adopter la mAme politique
Cependant la position des trois armées de France, d'Espagne et de Naples, devenait de jour en jour plus fi\cheuse; comme enfermées entre le Pô, le Lambro, le Tidone, la Trébie, elles avaient tout à craindre do rinfatigable roi de Sardaigne et des Autrichiens; le jeune comte de Maillohois, lils du maréi*hal de ce nom, leur fraya une route. Bientôt les alliés furent eu pleiiio retraite.
A tous ces maux la mësiutelligence ne tarda pas à n|^ eu ajouter d'autres. Le marquis de La Mina, ennemi des Français, avait remplacé le comte de Gages. Sourd aux prières des Génois bloqués par, une flotte anglaise, il refuse de les secourir, précipitant sa marche, ou plutôt sa fuite sur la Provence. Gènes tombe au pouvoir de l'ennemi^; entraîné par La Mina, le maréchal de MaiUebois ramène, sur les bords du Yar, les débris d'une armée naguère ^orissapte : quarante mille Autrichiens les y. poursuivent. Triomphants d'un côté, les Français sont. chassés de Tautr^.; après six ans de ravages, Fincendie allumé près du Danube éclaire les côtes de la Provence*. Ces désastres, le cabinet de Versailles les eût évités, en se rappelant combien ritalie avait été fatale à Charles VIII, à Louis XII, à François I*', à Louis XIV lui-même, lors de la journée de Turin; mais les sévères leçons de l'histoire sont dédaignées ou méconnues; chacun se croit, par un heureux privilège, en dehors de leurs applications.
Bientôt un événement imprévu, l'insurrectioù de Gôiies, rappela les Autrichiens en Italie. Le peuple de cette grande ville, poussé au désespoir par l'insolente tyrannie des vaiuqueurs, avait couru aux armes, chassé la garnison et le gouverneur, fils de ce môme
* Le sénateur Adorno défendait Satone ; le sénat de Gènes lui ayant écrit de se rendre, puisque les Autrichiens couvraient déjà tout le territoire : « La place que je commande m'a été confiée par une république libre, répondit-il ; je ne la rendrai point sur l'ordre d'une république esclave. »
* Voltaire, Siècle de Louis XV,
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ino- Botta quei-on à vù, en Russie^ con^irer* ebritre' Elisabeth. Lé sénat encourageait secrètement cette* vengeance nationale) sauf à* la trahir plus- tard;- Ledud de BoufflerSj et; après lui; le niaréchal dé Richelieu vin-^ rent, à trayérs tnille obstelcles; jeter du secouM* dans- Gènes; le siège étroit' qui la pressait fut enfid levé. Mais» bientôt, Torguëil aristocratique àiitia mieux honteusement fléchir devant Marie-Thérèse que d'entrer, avec le peuple, en^ partage du pouvoir.
Un nouveau revers attendait les Français : le maréchal de Belle-Isle,^ mattre du comté de Nice, voulait pénétrer au cœur de Pltalie. Pour eflrayer le Piémont, il envoya dans la vallée de Sture un corps de troupes sous les ordres de son frère; commission périlleuse, mais qui; par cela' même;^ flattait singulièrement le téméraire courage du chevalier.- Celui-ci, engagé vers le col de l'Assiette, sur le chemin d'Exilles, crut pouvoir énilever ce po&te/ ét^mànda le» Espagnols pour y monter ensemble: Mais ils- tardèrent trois jours, et le roi de Sardaigne put se fortifier. Belle-Isle eût dû changer son plan; il n'en fit rien; aussi, quand les Français attaquèrent ces funestes retranchements, vingt-un bataillons piémontais n'eurent-ils que la peine de massacrer. Du moinSi* le- général ne survécut pas à sa défaite. Blessé aux deux mains, il cherchait encore, avec ses de^ts, à arracher les palissades; son courage tenait de la fureur, du repentir {Kîut-étre. Un demi-siècle plus tard, une série de triomphes, sans excm|»lo dans riiistoire, vengera la France au delà des
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Tandis que la Flandre et Tltalie servaient de théâtre nj«f aux jeux sanglants de Fambition, une entreprise, ro- 'mauesquo dans ses circonstances^imais bien tragique par ses résultats, occupa quelque^ temple Tattention de TEurope. Qui n'a donnée des .larmes au prince Edouard? qui a vU^ sans une douloureuse' admiration, ce jeune et dernier^ rejeton d'une race infortunée, affronter les plus, imminepta. dangers, défier seul, avec' une poignée. deibn^esy le. sort) et: jes hommes,, pour replacer sou pèi^ sur le tr6ne de ^es aïeux? Oublier la couronne eût été plus sage; maiç^ce' genre d*héro!sme, où le trouver?.
Jetons un voile sur les malheurs qui suivirent cette tentative désespérée,, dont' Gulloden fut le tombeau, et sur Jes atroces cruautés qui souillèrent la victoire. Oublions surtout qu'un ministère français, après s'être servi d'Edouard comme d'un instrument utile*, trahit lâchement à son égard les. loiâ do l'hospitalité, en le faisant enlever^, par des soldats, au milieu de Paris.
' Charles-Edouard mourut sans postérité, en 4788, à Florence. Son frère, Uenri-Benoll, d'abord duc d'York, ensuite cardinal du même nom, terniiha sa carrière k Rome éb ito7,]âgé de quatre-tingi-deux ans. Dans don testament, le cardinal ordonna qae son titre de Henri IX fût inscrit sur sa; tombe ; dans ion intérieur, il se faisait traiter de i/ojesté. On raconte qu'un des fils de Georges m, voyageant en Italie, désira être présenté au cardinal, et qu'il se conforma de très-bonne gr&ce, dëyant le vieillard, k rétiqiiètte observée chez les (lois.
* Jamais la cour de Versailles ne pensa sérieusement k rétablir le prétendant. « Cet événement, disait Louis XV, dépend du concours de trop de causes secondes. » On connaît le mot du maréchal de Noailles h ce prince : « Sire, si Votre Migesté avait voulu faire dire la messe k Londres, il aurait fallu y entoyer trois cent iniHe hommes pour la servir.»
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1747* ^^^'^ cKUoyaulë, cl*autaiit moins pardoniiablo qu'elle (5lait imposée par l'Angleterre \ aurait excité plus (lindignation encore, si Edouard n'eût pris bientôt soin d'éteindre lui-même la pitié qu'il avait d'abord inspirée. Tandis que ses compagnons d'infortune, fldè-* les jusqu'au dernier moment, expiraient. sur l'échafaud en IxMussant son nom, le prince se montrait à toutes les fôtes, à tous les spectacles, faisant en quelque sorte parade d'insensibilité. On eût dit qu'en ordonnant sou arrestation à TOpéra, le ministère voulait rendre, par le choix môme du lieu, cette mesure moins odieuse.
Déjà, en 1715, dix mille montagnards jacobites, sous les oi*dres du comte de Mar, arborant l'étendard de rinsun*ection, avaient proclamé, dtkns les comtés do FKcosse occidentale, le prétendant, fils de Jacques 11, tandis qu'au Nord de FAngleterre une insurrection catholique éclatait en faveur de ce prince. Mais, après la sanglante journée de Dumblaine où les ti*oui)es do Georges T' trionrvphèrent, et une retraite habile du comte de Mar, les vaincus s étaient dispersés dans le Nonl de rÉcosse.
L'aventureuse cxi)édition de 1745 fut le dernier effort national d*une population armée pour son indépendance, et digne, à ce titre, de sympathie. Avec elle s'anéantit, sous le glaive du gouvernement anglais, l'antitiue organisation des Clans montagnards et insulaires. Aujourd'hui, des roules militaires traversent, en tous sens, ces rochers si longtemps inaccessibles ; sur
* On eu (il une des duusoa du Iruil^ d'Aix-lu-OliapelIt*.
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ces lacs solitaires, connus jadis des seuls fils de Fingal, tu^ naviguent des bateaux à vapeur, chargés de riches produits industriels; Famour des sciences, la culture dés lettres, une philosophie nerveuse et substantielle ont remplacé le sombre fanatisme et l'enthousiasme i*éveur. Est-ce là une compensation de l'indépendance '? Après certaines luttes, il arrive, pour les nations comme pour les individus, un degré de lassitude où le repos, quel que soit l'acharnement réciproque des ennemis, devient nécessaire. Ce besoin, l'Europe l'éprouvait. Huit campagnes et le blocus de ses ports par les flottes anglaises, avaient épuisé la France. Le cabinet britannique, soldant la. guerre au poids de l'or, contemplait, avec effroi, le triste état de ses finances. La Hollande était tourmentée du même mal : la guerre lui avait enlevé une partie de ses boulevards; aussi demandait-elle instamment cette paix que tant de fois elle avait repoussée. La seule Maison d'Autriche aurait volontiera continué les hoi^lilités, pourvu que l'Angleterre en eût toujours payé les frais. Néanmoins, comme elle avait aussi des pertes à réparer; comme Frédéric, plus que tout autre ennemi, occupait son attention, Marie- Thérèse dut se résigner aux négociations d'un congrès*.
* Armand Carrel, Résumé de rhistaire d'Écasse.
* Autant les plénipotentiaires anglais et hollandais avaient montré de tiédeur k Bréda, en i7i6, autant ils déployèrent d'activité k Aix- 1a Chapelle. Par un article secret des préliminaires (Voyez Wenck, Codex juris gentium reeerUissimi^ tome II, et Roussel, Actes et Mémoires, tome XX), signés, le 30 avril i74S, avec Fambassadeur de France, ils convinrent : « Qu'en cas de refus ou de délai de la pari de qnrtqu'une des puissances intéressées k la paix, de concourir k la si-
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(748 Dès le mois de mai'S^ les {niuisU*e8 des diverses puissances arrivèi-eut successivement à Aix-la-Chapelle. C'était, pour la France, le comte de Saiut-Séverin d* Aragon, et M. de LaportedeTheil; pour l'Angleterre, le comte de Sandwich et le chevalier Thomas Rohinsou; pour rimpératrice-Reine, le comte de KaunitZnRiUlierg; pour l'Espagne, don Jacques Masones de Lima y Soto Mayor; pour la Sardaignc, le chevalier don Joseph Ossorio, et le comte Joseph Borré de Chavanne; pour les États-Généraux, le comte de Bentinck, le baron de Wassenaër, le bourguemestre Ilasselaër, d'Amsterdam, le baron de Borssele, le grietman Unno Zwier de Haren; |)our le duc de Modène, et pour la république de Cônes, le mai*quis François Doria.
La pi*emière conférence générale eut lieu le 24 avril. Tout devait marcher vite, la cour de France, malgré d'énormes sacrifices, et les plus éclatants succès, persévérant dans sa modération. Un événement, propre encore à hâter la paix, fut le siège de Maëstricht, fièrement entrepris par le maréchal de Saxe, en présence de quatre-vingt mille ennemis; cette ville prise, toute la Hollande était ouverte au vainqueur.
Pour abit'ger encore, les plénipotentiaires français
giiulure et h l'ex(^culion des articles préliminaires, les rois de France et d'Angleterre et les Ëtals-Géuéraux se conccrlcraienl ensemble sur les moyens les plus efficaces pour rexôcutiou de ce qui est convenu ; el que si, contre toute attente, quelqu'une dc*s puissances pcrsistail h ne pas consentir» elle ne jouirait point des avantages qui lui sont pro« curôs |»ar les articles priMiminaires. » (Malii>, Droit jmblic de t Europe^ tome III.)
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signèrent, slépârémenti dans une couféreùcé secrète/ tUi les articles préliminaires : ils se réservaient de les faire ensuite approuver par toutes les autres puissances belli^ gérantes.
Le 7 mai^ Maêstricht se rendit, et le traité définitif fut enfin signé» le 18 octobre, entre la France, l'Angle^ terre et la Hollande i ainsi qu'elles l'avaient fait au traité préliminaire. Les autres puissances y accédèrent successivemedt«
Avec d'ardentes approbations, le traité d'Aix^la^ Chapelle souleva de non moins véhémentes critiques : parmi les mécontentSi celui qui avait le plus de droit de parler haut, Maurice de Saxe» disait : « Nousé tiens à mémo, après Fontenoyi de nous emparer de la Hol-^ lande et d'éteiùdre cette république, source de divisions en Europe.. •• Alliés nécessaires des Anglais, ces mar^
chunds sont nos ennemii^ naturels Pourquoi ne paâ
les achever? Détruire la Hollande, c'est couper le bras
droit de F Angleterre Pourquoi donc tant de sang
versé? La France, en rendant ses conquêtes, s'est fait In guen*e à elle-même; les ennemis ont conservé leur même degi*é de puissance; elle seule s'est afiaiblie^ »
En apprenant ce langage : a Je reconnais là, dit Louis XV, le style de MM. les généralissimes; leurpo^ lUique é$t tôujùuri à bouléti rouge:à. >»
Auteur de la paii, M. de Saint-^veriui dans un tné« moire atl Roi, défendit son oeuvre t « Sire, disait-^il, entre autres choses, la conquête de la Hollande n'était point entrée dans le plan de cette guerre; toute la politique de la France, par rapport à cette puissance, 8*é-
1748 tait bornée à la retenir dans la neutralité! Il faut
affaiblir insensiblement les Hollandais, mais ne les détruire jamais; c'est une barrière contre les puissances du Nord
c( On parle de la facilité que nous avions de détruire, et Ton ne dit rien de celle où nous étions d*être détruits. Ce qui m'a porté, Sire, à terminer le grand ouvrage de la paix, c'est le désordre des finances, la dépopulation de l'État, et la disette des subsistances. . . , etc. >i
Ainsi s'éteignit une guerre qui avait d'abord paru devoir changer la face d'une grande partie de l'Europe, et qui n'amena aucun changement notable, si ce n'est pour quelques cantons du Milanais, Parme et la Sicile. Le rétablissement du Stalhoudérat dans les Provinces- Unies fut, à proprement parler, la seule révolution de cette époque. Nulle partie belligérante n'était devenue plus riche; presque toutes, beaucoup plus pauvres. L'Angleterre elle-même, si habile à exploiter et la guerre et la paix, dut se contenter de peu de bénétices directs. Le traité ne i*elatait pas mc^me sa prétention de naviguer sur les mers du Sud de TAmérique, sans avoir à subir la visite des Espagnols; prétention qui cependant avait armé Londres contre Madrid '.
De tous les princes intéressés, un seul recueillît de solides avantages; un seul vit ses conquêtes non-seulement conservées, mais garanties' : ce fut Frédéric.
1 Flassan, Histoire de la difAomatie française. > Arlieli* 22 du Irailé.
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Malgré la cessatioD des hostilitës, ravenir ue s'oQî*ait t748 pas sans nuages; c'était moins une paix qu'un repos armé : un million de soldats^ qUe leurs foyers réclamaient en vain, semblaient attendre le signal de nouveaux combats. ^ '
En étudiant, avec soin, les clauses du traité d'Aixla-Chapelle, il est facile de voir que la nécessité seule avait interrompu le cours des événements militaires. Afin de hâter la conclusion de la paix, de très-graves questions n'avaient été qu'ébauchées; au présent on sacrifia Tavenir. Quand le comte de Saint-Séverin partit de Yei*sailles pour le congrès, madame de Pompadour, depuis peu maîtresse du Roi, lui avait dit : « Au moins, souvenez-vous, monsieur, de ne pas revenir sans la paix; le Roi la veut à tout prix. »
C'était, en éteignant d'une maiu l'incendie* ramasser, de Tautre, des matières combustibles. Pour réveiller des troubles, il ne fallait que la mort du nouveau roi d'Espagne; la moindre étincelle pouvait rallumer la guerre entre la France et l'Angleterre, relativement aux limites du Canada, que les vagues expressions du traité laissaient indéterminées. Cet écueil, on Teût facilement évité en précisant un fleuve, une rivière ou une chaîne de montagnes. Ici surtout les diplomates français furent complètement joués par l'habileté britannique *.
> L'arlicle 12 du Irailé d'Utrecht, par lequel la Fraoce atail cédé à FAnglelerre TAcadie ou la Nouvelle-Ecosse, portail : « En son enUer, conformémenl k ses aociennes limites. » Ces termes tagues eofantè-
4 oc lllbTOIH£
P^^ A liien coiiBidérer les chos^n», le roi de Prusse u'avait point Irop à se plaindre du traite d'Aix-la-Chapelle : presque toutes ses possessions |ui étaient conservées; la sacrifice de quelques petits États dont la perte ne de<vait pas TaiTaiblir, garantissant son nouvel ordre de succession, en faisait une loi générale et authentique de l'Europe.
Louis XV avait, durant la guen*e et lors du congrès, donné des preuves éclatantes de désintéressement; mais e^ désintéressement coûtait cher au royaume, et le dispendieux établissement de don Philippe dans les duchés de Parme, de Plaisance, de Guastalla, ne pouvait rien ajouter aux forces it*ellcs, ni à la considération de la France et de l'Espagne. Protectrice d'uu prince trop faible pour se défendre lui-môme contre ses voisins, la Maison de Bourl>on s'imposa un louitl fardeau. Il est vrai qu'en consolidant entre les mains du roi de Prusse la possession de la Silésie, elle suscitait, en Allemagne, un redoutable rival à l'Autriche.
Pourquoi le cabinet français, oubliant que, dans le Nord, Frédéric était son plus utile allié, abjura-t-il
rtiil dos coiitestalioiis, que rcproduisil ud article du traité d*Aîi-la- Cliapelle, |M)rtant : « Que toutes choses seraient remises sur le pied où elles étaient avant la guerre. » L'Angleterre, invoquant les eominitsions niâmes des oflicicrs français et les traités précédents, réclama donc tout le territoire qui s*étendait entre le fleuve Saint- Laurent, la rivière de Peiitagoiiet ou de Penobscot et TlK^éan atlantique.
De&on ciMiS la France voulait reslreiudre TAcadieà la partie méridionale do la pt^ninsule, partie comprise entre les tape de SaiQle-Maric e| de (lanseau.
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plus tard uno aussi sage politique? Pourquoi aussi la it48 France victorieuse souffrît-elle que l'article 17 renouvelât la clause humiliante du traité d'Utrecht relativement au port de Dunkérque?
C'est une noble et sainte chose que la modération, mais un sentiment plus noble et plus saint encore, c'est le sentiment national.