‹ Histoire de GignyChapitre 108 sur 356 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

vestiges des anciens bâtiments au milieu des broussailles; 1435 que les écbevins en louaient les prés pour recouvrer l'iml pôt, etc... Cependant le nouveau censitaire , se regardant comme propriétaire incommutable , administra mieux cé domaine, y établit des bois et l'améliora beaucoup. Celte amélioration fixa l'attention et excita les regrets de nos nobles religieux qui, en 1768, intentèrent une action contre le censitaire pour faire annuler cet acensement, parce qu'il avait été fait en secret sans leur consentement. Et, en effet ils obtinrent gain de cause, firent un traité en 1769, et on voit qu'en février 1770, sur leur requête, l'intendant de la province déchargea ce domaine de l'impdt dont il était affecté, parce qu'il venait d'être réuni aux biens du prieur dont il faisait partie , et qu'étant un bien d'ancienne dotation , il devait être exempt d'impôt. On voit aussi qu'en 1771, ils le louèrent pour 29 ans au prix annuel de 460 francs. Il fut vendu comme bien national en 1793, et aujourd'hui on reconnaît encore les ruines de l'ancienne maison de ce meix. En 1755, la route nouvelle fut tracée et établie au milieu de ce do^ maine,

S 12. II n'existe maintenant à Gigny d'autre établissement de bienfaisance ou de charité, que celui qui a été fondé et doté par la générosité de l'abbé Syl v. Regaud et de ses sœurs. Cette donation fat autorisée par décret du 19 juillet 1810; mais l'établissement n'a été organisé et mis en exercice qu'après la mort du dernier des donateurs, arrivée en 1829. Il est composé de deux tœurs de charité qui donnent gratuitement l'instruction aux petites filles et portent des secours à domicile aux indigents et aux pauvres malades.

S 13. En la même année que testa le prieur Chatard, c'està-dire, le 8 juin 1435, nos religieux achetèrent, de* noble Claude de la Baume, les cens qui lui étaient dus à la Pérouse et à Montrevel. Ils devinrent ainsi seigneurs encore plus exclusifs dans leur terre qu'ils ne l'avaient été jusqu'a-

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1435 lors. Cet article d'Inventaire laisse certainement beaucoup à désirer, mais il est à croire qu'il y est question de Claude de la Baume, comte de Montrevel-en-Bresse et gouverneur des deux Bourgognes, auquel ces cens étaient probablement dus, à cause de sa seigneurie de Vallefin et Gevria. En effet , on verra plus tard qu'à cette même seigneurie des cens étaient aussi dus au village voisin de Morges, en 1423, 1440, et même encore en 1565 et 1572.

1437 g 14. Notre prieur Chatard est, en outre , connu par une c iso. charte importante du 4 février 1437 , relative à l'office du cellérier. Par cet acte , Jacques de la Roche , cellérier du prieuré, abergeaou acensa a perpétuité, à Jean Caillou et h ses deux enfants Pierre et Louis Caillou , et à leurs successeurs, le meix,ou la grange du VtUars dépendante de son office. L'acensement comprit les accessoires quelconques de cette grange, tant en maisons qu'en prés, champs, bois, pâquiers, cours d'eau et autres droits ou propriétés au-delà et à l'orient de la montagne de Cessey. Il fut stipulé moyennant la rente et le service annuel de cinq florins de bon or de Florence , de deux quartaux de blé , par moitié froment et avoine, à la mesure de Gigny, d'une poule ou geline livrable le jour du carnaval de l'avent 1MJ , et de trois corvées pour faucher , fener et voiturer {til>. L'acte de cet abergeage fut rédigé par Jean Houra de la Pérouse , prêtre et notaire public de l'autorité impériale , dans le chapitre du prieuré convoqué au son de la cloche. Il fut consenti et approuvé par le prieur Chatard et tous les religieux, et revêt»

(ut) On pratiquait donc encore, on da moins on connaissait toujours le tarémê de U Saint-Martin qni durait pendant tout Parent, et lora duquel on jeûnait le lundi, le mercredi et le vendredi, en célébrant la messe le soir, comme dan» le grand carême. II en est question dans les actes du concile de Micon en SU, et à d'autres dates postérieure^ notamment en 75o.

(s if) Ces redevance* ont été acquittées jusqu'à la fin par les habitants dn Villars, quoique les inventaire* ne les mentionnent pas positivement.

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