CHAPITRE XLIT. Û
1. <»En 1596, renouvellement des terriew de Champagnâ 1596 et de Vaux, au profit du prieuré, par-devant Louis Bertrand, notaire à Gigny, et Jean Creslin, notaire à Cuiseaux;
2. ° En 1601, renouvellement de ceux d'Arbuans, Joudes 1601 et Marcia, devant les mêmes notaires ;
3. ° En 1607, acensement du meix Galbry, depuis nommé 1607 Grange de l'isle, dont il a été parlé au chapitre XXX, à l'article de la Léproserie ;
4. * En 1612, traité au sujet de la portion congrue, entre 161* le curé de Saint-Nizier et le prieur de Gigny ;
5. ° En 1614, mandement de garde obtenu pour les dîmes 1614 de Chambéria et Marsenay;
6. ° En 1618, apparition d'une comète qui fut un objet de 1618 surprise, pendant tout le mois de décembre , mentionnée
dans les registres publics du pays ;
7. * En 1629, donation, à notre prieuré, d'une pièce de 1629 terre située a Gropet, dite en Gondamine, par Cl. Vincent,
de la Pérouse ;
8. ° En 1632, autre donation de deux vignes et curtils 1632 situés à Cuiseaux , par messire Guidon de Champagna ;
9. ° En 1633 et. en 1636, nos religieux obtinrent deux 1633 arrêts du conseil qui leur accordaient l'exemption des droits 1 636 d'entrée en Franche-Comté , pour leurs blés et vins provenant delà Bresse et delà Bourgogne. Ces arrêts étaient basés
sur le traité de neutralité ménagé entre les deux Bourgognes par les soins de la célèbre Marguerite d'Autriche, fille de Marie de Bourgogne, et apanagère de la Franche-Comté. Ce sage traité,'dont les Suisses se rendirent garants, et qui maintint si long-temps la paix entre ces deux provinces , quoique les pays voisins fussent en guerres continuelles, fut signé en 1522 par François I.tp et Charles-Quint. Il fut renouvelé en 1542, puis en 1636 et 1644. Il portait : « ceux « de la Franche-Comté ne pourront être travaillés ni mo- « lestés pour les biens qu'ils ont au duché de Bourgogne,
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1636 « ni pareillement ceux du duché pour les biens qu'ils auront a audit comté, sans qu'ils soient tenus, pour transporter a les fruits provenant des héritages qu'ils ont ou auront aux- « dits pays, de l'une des souverainetés à l'autre, de payer c aucunes gabelles ni impositions. »
10.° Pendant toute la durée de son prieurat , Ferdinand de Rye eut les chambriers du monastère pour ses vicairesgénéraux, du moins de 1586 a 1626, comme nous l'avons constaté.
S 5. Les faits qui suivent, quoique personnels à notre prieur et à peu près étrangers à Gigny, méritent cependant d'être notés ici :
1. * En 1589, il publia une nouvelle édition du bréviaire de ion diocèse.
2. ° En 1596, il fut nommé maître des requêtes honoraire au parlement de Dole.
3. » En 1598, il remplit une mission assez désagréable de la part de l'archiduc Albert d'Autriche , gouverneur des Pays-Bas. Ce dernier qui était archevêque de Tolède et cardinal depuis Tannée 1577, ayant renoncé à l'état ecclésiastique pour se marier avec l'infante Isabelle qui lui apporta en dot les Pays-Bas et la Franche-Comté, l'archevêque Ferdinand remit son chapeau de cardinal au pape alors à Ferrare, en consistoire secret.
4. « En 1608, il publia une relation du miracle de la sainte hostie arrivé à Faverney après l'incendie de l'autel et du tabernacle.
5. ° En 1625, après la mort du gouverneur Cleriadus de Vergy, l'infante Isabelle confia, à pouvoir égal et absolu, le gouvernement de la Franche-Comté au parlement de Dole et à l'archevêque de Besançon.
S 6. Ferdinand de Rye termina sa longue carrière par un grand acte de courage et de dévouement pour sa patrie. La France, quoique gouvernée par un cardinal de l'église ro-