CHAPITRE XLVI
celui de l'Infirmier, moyennant une rente d'argent et la 1687 monture gratuite des religieux du prieuré. Il céda en môme temps le droit de banalité contre tous les habitants deGigny, a peine de l'amende de 60 sols estcvcnauts, et a la condition de ne prendre qu'un 24.* de la mouture pour droit de couponnage. Un nouvel acensement perpétuel de cette usine fut lait, en 1724, par J. Gaspard de Visemal, mandataire du frère d'Abraham de Thesut, son successeur au prieuré. Dans co nouveau contrat, on réunit au moulin et au pré de l'Avent le restant du bois dit du MotUm dont nous avons parlé et contenant quinze journaux à prendre au revers oriental du monticule. Dès-lors, la famille du meunier censitaire a joui du tout, jusque dans ces derniers temps, après s'être vue débarrassée gratuitement de la rente censière par la loi de
S 10. Près du moulin, existait la Tuilerie du prieuré ou Tuilerie de Gigny. Elle était déjà établie sur la ûn du seizième siècle. On la trouve ensuite mentionnée dans un titre de 1675 ; et en 1688, le grand-prieur cloitrier l'abergea à un homme de Chatillon-en-Dombes, moyennant une petite rente. Quelques années plus tard, elle fut acensée au même prix et en outre moyennant cinq sols de cens, à un autre individu. Mais, en 1705, le censitaire étant mort, la tuilerie n'existant plus, et les bâtiments tombant en ruines, les religieux reprirent leur propriété et l'acensèrent perpétuellement à leur meunier, avec un petit pré en pré Bernard, où on prenait la terre pour ladite tuilerie*
La nature trop argileuse du terrain, mêlé d'ailleurs de trop gros graviers calcaires, a probablement fait cesser une industrie qui aurait été d'un si grand avantage dans un pays tributaire de la Bresse, pour ses briques et ses tuiles. On n'en doit pas moins avoir de la reconnaissance envers ceux qui tentèrent cet établissement. Le fonds sur lequel il existait porte toujours le nom de Quinip de la Carronnièrc, aussi bien
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1687 que quelques-uns du voisinage, et l'on y trouve encore quelques débris des tuiles et des briques qu'on y confectionnait.
$ 11. Le beau pont à cinq arches qui avoisine aussi le moulin de Gigny, à l'occident, n'est pasancien. 11 n'en existait point en 1543, et on Ut qu'il était remplacé par des planches. Celles-ci, sans doute en pierre, ne servaient qu'au passage des gens à pied, et les voitures traversaient le gué derrière le moulin. Ces dernières, à la vérité, étaient moins nombreuses qu'aujourd'hui, parce que la plupart traversaient la rivière, En Corbe, sur le Pont de la pierre dont on a déjà parlé. Néanmoins, cet état de choses avait de graves inconvénients, lors des grandes eaux, et on fit plus tard un pont déjà mentionné dans des titres de 1675, 1691, 1699, 1703, etc.. Celui qui existe actuellement a été construit, en 1774, aux frais de la commune, et dès-lors il reçut le nom de Pont- Royal, peut-être à cause de ^nouvelle route qui le traversait ; ce n'est qu'en 1809 qu'il a été garni de ses parapets. Au reste, trois autres arches de pont existaient a l'orient du moulin, à treize ou quatorze mètres de l'écluse; elles n'avaient qu'un mètre de hauteur sur deux de largeur, semblaient destinées à laisser passer l'excédant des eaux, et furent fermées en 1726 par le meunier,
$ 12. Eu la même année 1687, et le même jour du mois de juin, notre prieur qui se trouvait à Gigny affranchit le* ha-
C. 147. biiants de G raye et Charnay de la mainmorte réelle et personnelle qui pesait sur eux, ainsi que sur leurs sujets des autres villages de la seigneurie, à l'exception de Gigny. La condition de cet affranchissement fut une augmentation d'un cinquième des cens portés au terrier, en bons blé et avoine de terrage, bien vannés et hors de cuehetl**1), de manière
( 1 40 Le Bit dt Urrag » était le hic rétollé dans la ttrr* censive.
Ou appelle Cuchet, daiit le pays le* balles de blé, cvuei, siliques, débris do paillât , fétus et a u tic» oips léger» ou scoiies étrangercs qui montent à la surface du grain, pendant qu'on le vanna avec soin. Ce mot euchrt rient de c*ch<x,