CHAPITRE LI
« exemptions et prérogatives qui appartiennent aux autres *?56
a églises collégiales séculières de droit et de coutume; qu'il
a érige un doyenné qui sera la première dignité de ladite
« église séculière collégiale, et une dignité de chantre qui
« sera la seconde; la première à l'élection du chapitre, s'il
« plaît au roi, la seconde toujours conférée par un membre
a du corps ; qu'il érige douze canonicats et autant de pré-
« bendes sans dispense apostolique; que les canonicats se-
« ronta perpétuité a la pleine collation de S. M., et conférés
a par elle à des gentilshommes seulement , lesquels prouve*
« ront seize quartiers de noblesse, huit du côté paternel, huit
a du côté maternel, suivant l'usage observé de tout temps,
« sauf néanmoins que , si S. M. ordonnait par son brevet
a quelque retranchement du côté maternel, elle sera suppliée
« d'ordonner en même temps que la preuve sera plus forte
« du côté paternel, etc... »
$ 4. Les religieux de Gigny adressèrent en conséquence 1757 leur demande au roi, qui l'accueillit favorablement et donna son consentement à leur sécularisation , par son brevet du 17 mai 1757, mais en modifiant un peu leurs propositions. Il y consentit principalement, « pour faire cesser des abus c. us. « irrémédiables que le malheur des temps et le relâchea ment avaient introduits; pour procurer le bien de l'Eglise « et de la religion et pour ajouter de nouveaux avantages a
« ceux dont jouissait déjà la noblesse
« En conséquence, S. M. consentit que les grand-prieur « et religieux de Gigny se pourvussent en cour de Rome , « pour obtenir la suppression et extinction du prieuré actuel- « lement possédé en commende par le sieur J.-J. de la Fare, « et la sécularisation dudit monastère et des religieux qui « le composaient , ensemble l'érection de l'église régulière a dudit prieure en l'église collégiale séculière, sous l'invo- « cation de saint Pierre et de saint Louis, au lieu de celle de a saint Pierre seulement, sous laquelle elle était acluelle-
284 HISTOIRE DE GIGSY.
« ment ; ensemble la suppression et l'extinction des offices o claustraux et places monacales et des titres des prieurés « de Dompseure, Marboz et Oussia, diocèse de Lyon,... de a ceux de Clairvaux-les- Vaux-d'Ain, Poitte, Chambornay f a Saint-Laurcnt*de-la-Roche et Chatonnay pour les rec venus desdites places monacales former la mense capitu- « laire de ladite église collégiale, avec ceux dudit prieuré a de Gigny et desdits offices claustraux et prieurés, lorsqu'ils « viendront à vaquer par les décès ou démission du sieur « de la Fare et antres titulaires ; à charge que ledit chapitre o à ériger sera composé d'une seule dignité, sous le titre de a doyen, et de quatorze prébendes, compris celle du doyen, a lesquels doyenné et prébendes seront affectés à des gentilsce hommes qui feront preuve h l'avenir , avant que d'être « admis dans ledit chapitre, de six degrés de noblesse du « côté paternel, non compris le prétendant, et du côté ma- « ternel que la mère est demoiselle ; comme aussi que le « doyenné ne pourra être possédé que par un membre du « chapitre, lequel, à cause du doyenné, aura double revenu « de chaque chanoine, et double portion (dans les distribu- « lions, lequel doyenné et lesdites prébendes seront à per- « péluité à la pleine collation de S. M. ; qu'il y aura dans « ladite église séculière collégiale un bas-chœur composé « de six ecclésiastiques amovibles, et de quatre enfants de a chœur à la nomination du chapitre ; que les fruits et reo venus seront partagés en quatre portions, dont deux forer meront les gros fruits des prébendes etcanonicats, la troi- « si è nie sera employée en distributions journalières au profit « de ceux qui assisteront au chœur, et la quatrième sera <r employée à la rétribution des ecclésiastiques du bas-chœur, a à l'entretien et décoration de l'église collégiale et sacristie a d'icclle, comme aussi a la conservation des biens du cha- « pitre et à acquitter ses charges ; en outre a la charge que « ledit sieur de Faletans, grand-prieur actuel, possédera la