‹ Histoire de GignyChapitre 197 sur 356 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

Girard et Vauchier de Moyria figurent dans une charte de 1784 l'an 11 10 ; c'est que, depuis 1220, jusqu'à nos jours, on possède une*généalogie suivie de cette noble famille ; c'est que, depuis le treizième siècle, un de ses membres, Hugues de M. a réuni la seigneurie de Mailla à celle de Moyria, par son mariage avec lolande de Mailla.

Cette maison a produit des hommes recommandables dans diverses carrières. Perceval de M. lut bailli du Bugey et du Valromey, dès le commencement du quinzième siècle, et ses deux fils furent du nombre des 200 gentilshommes qui jurèrent, en 1455, pour le duc de Savoie, le traité d'alliance qu'il avait fait avec Charles VII, roi de France. Jean-Pierre de M., lieutenant-colonel, puis maréchal de bataille, se distingua en 1638 au siège de Poligny. J.-A-M. de Moyria, oncle de notre doyen, plus connu sous le nom de Père de Mailla, a été un des célèbres missionnaires jésuites qui, au péril do leur vie, ont porté les lumières et la morale du christianisme en Chine, où il a demeuré près de 40 ans. Né à Mailla, mort h Pékin en 1748, il a travaillé long-temps à la carte de ce vaste pays, par les ordres de l'empereur, et il a concouru, avec les autres Jésuites, h nous donner les meilleures connaissances qu'on possède encore sur le céleste empire. Le Recueil des Lettres curieuses et édifiantes en contient plusieurs très intéressantes de ce missionnaire, quia aussi laissé une Histoire de la Chine, ou plutôt des Annales de cet empire traduites des livres chinois et publiées, en 1777, par l'abbé Grosier. Enfin, de notre temps, deux autres membres de cette famille se sont distingués, l'un, dont on regrette la perte encore récente, dans la poésie, et l'autre dans l'étude des inscriptions du département de l'Ain.

Cette maison avait pour devise : Invia vhrtuti nulla est via. Elle portait : d'or, a la bande d'azur , accompagnée de six billettcs en orle ; le cimier était une licorne d'argent, et les supports, deux griffons d'or.

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$2. Le haut-doyen de Gigny naquit a Mailla en 1731. 11 eut pour père Étienne-Joseph-Marie, comte de Moyria , seigneur de Mailla, capitaine de dragons, frère du jésuite missionnaire , et pour mère Thérèse-Prospère de Falctans, sœur de notre premier doyen.

De ce mariage , célébré en 1722 , naquirent douze enfants , cinq fils et sept filles. Ces dernières furent toutes placées dans les hôpitaux de noblesse, h Baume*les-Dames , a Saint-Amour, à Château-Chalon, et a Saint-Pierre de Lyon. Des cinq fils, l'un mourut très jeune, et l'ainé seul, Joseph- Marie de Moyria , resta dans le. monde. Il devint comte de Mailla, lieutenant-colonel du régiment provincial d'Autun , puis du régiment de la vieille marine , fut reçu à Saint- Georges en 1773, et mourut à Gigny en 1785, sans laisser de postérité. En lui finit la tige primitive de Moyria-Mailla. En effet , ses trois autres frères étaient tous entrés dans l'état ecclésiastique , savoir : François- Abcl, prieur de Moirans, aumônier du roi de Sardaigne , reçu aussi à Saint-Georges en 1773; Emtemond, d'abord religieux et chantre à Gigny en 1 7 i6, puis chanoine à Saint-Claude et reçu à Saint-Georges en 1786; enfin, Jean Bernard, notre haut-doyen.

S 3. Ce dernier entra au prieuré, à l'âge précis où il était permis de faire des vœux, ou peu après, car on voit que , le 1er avril 1750, il prit déjà possession de l'office de chantre , en remplacement de son frère Ennemond , devenu probablement h cette époque chanoine à Saint-Claude. Un an plus tard, il fut nommé à l'office de réfecturier dont il prit possession, le 9 septembre 1751, et un mois après, à celui d'infirmier qu'il conserva jusqu'à la fin. On voit aussi qu'après la mort de J. de Malivert en 1753 , il le remplaça comme procureur et receveur du monastère. En 1760, il fut proclamé quatrième chanoine du chapitre sécularisé , dont il devint séchai-syndic pendant près de vingt ans. En 1781, il entra dans la confrérie de Saint-Georges. Enfin, M. de Faletans,

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