CHAPITRE LT. Alt
« Pierre de Mâcon, vivant en 1090, que ce prieuré devint « hôpital de noblesse, et re traie te d'enfants de gentilshommes, « pour la décharge des familles nobles , où il y en avait c plus que le revenu paternel et maternel n'en pouvait c bonnement nourrir tlTIh » Ainsi donc, les abbayes de noblesse existaient déjà dans le onzième siècle , et certainement celle de Gigny à cette époque. Nos religieux continuèrent néanmoins long-temps à être qualifies de vénérables c. 79, si, m, ou religieuses ou humbles personnes , et ce n'est que depuis W. i«. la mise en commende, en 1470 environ , que les chartes la°* **** ttc' les ont désignés nobles et religieuses personnes. Un règlement c. 123, 128, îao. de noblesse fut peut-être fait , à l'occasion de cette mise en commende, ou bien l'humilité fit place à l'orgueil <17*).
$ 3. Le chapitre des comtes de Lyon était appelé vulgairement la pierre de touche de la noblesse, parce que , de même que pour être admis dans celui des comtes de Saint- Pierre de Maçon , on y faisait preuve de huit quartiers , dont quatre du coté paternel et quatre du colé maternel. Ce même nombre de quartiers était ussi exigé par un statut de 1555, pour entrer dans la confrérie de la noblesse des deux Bourgognes, sous le vocable de saint Georges. C'était encore le même qui était nécessaire pour devenir membre, dans le seizième siècle , des monastères nobles de Baume, de Saint-Claude, de Lons-le-Saunier, de Gigny et c. 135, 137. autres ((79). Mais, dès le commencement du dix-septième
. (l7f) Le duc de Guise, Louit-Léopold de Lorraine, haut et G er, mort en 17!*, ■e plaignait on jour à on seigneur de ce que sa femme, Marie-Lonise Jeennin, dame deMouijeu, petite-fille du célèbre préaident P. Jeannin,a?ait fermé la porte dea chapitres nobles a tes enfant*. Ou moins, répondit-elle arec fermeté, je Tousai fermé celle de l'hôpital. - Ces,rr*>*>. DeecripL de Bourg. VI. iSiV 07^Surlafindo*dxiemeet dans tout leçons du dix^eplièmesied^leare- ^ lif ieux de Gigny furent aussi qu.lifiésZ>o*t#, comme tons les bénédictins de la * * ' de saint Maur. Mai* celle qualification cessa 1 Gigny avant le dix-
(i7f) Voyez encore ci-devant, en chapitra XIV, f «jv lo«
Ceat seulement en ifo* qne fut érigé le statut prescrivant le
HISTOIEB DE GIGHY.
siècle , du moins dès l'année 1636 dans celui de Lons-le- Saunier, et après 1647 dans ceux de Saint-Claude , de Baume et de Gigny. , les récipiendaires durent justifier, par ti- C 148. très authentiques , de seize quartiers , dont huit de chaque côté. Ces établissements religieux devinrent donc des pierres de touche encore plus certaines de la noblesse que celui de Lyon , ou le nombre des quartiers ne fut toujours que de huit jusqu'à la fin ll80J.
hait quartier» de noblesse, pour être admis a Baume, Auparavant, on suivait par tradition l'usage immémorial. ( Bmverel .)
(180) Les chanoines de Saint-Jean de Lyon qui avaient obtenu l'autorité temporelle et pris le titre de comies dès l'année 1 173, ensuite de la cession qui leur avait été faite par les comtes de Forez» statuèrent, en 1 268, qu'aucun membre ne serait admis dans leur chapitre, à moins de prouver quatre quartiers de noblesse de chaque coté paternel et maternel. Ce statut fut conGrmé par le roi en 1 J07, et des- lors toujours observé. Aussi, voit-on qu'eu 1411, Cl. d'AUamand y ayant élé nommé chanoine par le pape, en remplacement du cardinal P. de Thurey, les membres du chapitre lui observèrent qu'avant tout, il devait prouver sa noblesse paternelle et maternelle, selon l'usage observé en pareil cas 1 Quod dicius Claudiui mmte mmw, débet informai* quod sit nobitis ex uhoqw parente, mbstfue aliqua intermissiOne plebejrtatist msticiUiis, sèu burgesice.» fuxta morem ecclesi* Lugdumnlis et prout in talibus est fieri cousue tum. En conséquence, on fit une enquête, et beaucoup de gentilshommes témoignèrent de la bonne et pure noblesse du pere% de la miret des aïeuls, bisaïeul» et tri' iëïeult paternels et maternels de l'impétrant, avec affirmation que «es ancêtres n'avaient jamais porté les aimes contre l'église de Lyou. La preuve fat toute testimoniale, sans production de titres, et le candidat fut admis.
Il n'est pas certain qu'à la même époque on exigeât le même nombre de quartiers de oeux qui étaient reçus à Gigny. Car on lit que Hugues Dagi y, conseiller du duc Philippe et officier de ta maison, fut anobli en 14! 4, et on voit cependant Jean Dagay,aon fils, être religieux dans notre monastère en 14** 1494. Toutefois, nos moines veillaient singulièrement à ce que leur corps ne fût l'asile que de la haute noblesse. On a lu effectivement dans la délibération qu'ils pri-
s^^ts^k^ $2e^s\ 1 y 0 ^^^^ ^ïlït^BaU^a'* \ t* Jx^Ç I es* ï* 1 &es* t \ ^)ïl q \ Ç Js>^^ J* C^eî U x^H x»î I ï* Ul4^e^ al^W
roi ordonnait le retranchement de quelques quartiers maternels, il lui plut d'enjoindre une preuve plus foite du côté paternel. Le souverain et le pape, au contraire, ayant réduit les preuves à six degrés et à la naissance d'une mère deç m moiselle.ils sollicitèrent et obtinrent du roi, en 1761, que la mère de l'aspiraut serait su moins demoiselle de sang et d'extraction et nou fille d'auobli. ( Yoyes chapitre LI. | I. 8. )